Son nom provient du Seigneur des anneaux. L’entreprise Palantir, avec ses outils alliant interconnexion de données et intelligence artificielle, donne le pouvoir au gouvernement américain — mais aussi à d’autres gouvernement à travers le monde, dont la France — de localiser et de tracer toutes sortes de cibles, comme les terroristes, mais aussi les migrants et les opposants politiques. Ces outils sont en ce moment utilisés par l’ICE (le Service de l'immigration et des douanes des États-Unis), qui se comporte comme une milice fasciste.
Palantir, une start-up de l’analyse de données
Spécialiste de la collecte et, surtout, de l’analyse intelligente de données de toutes provenances, cette start-up californienne valant 20 milliards de dollars a été créée en 2004 à l’initiative de Peter Thiel, le fondateur de PayPal.
Ce dernier, soutien de Donald Trump, ouvertement misogyne et libertarien, investit principalement dans des projets transhumanistes.
Palantir se présente comme une aide à la prise de décision. Elle n’a eu jusqu’en 2008 qu’un client: la CIA. Son logiciel Gotham à l’époque était déjà capable de rassembler des données issues de multiples sources : ouvertes, comme les réseaux sociaux, ou fermées, comme des satellites ou des écoutes. Sa technologie aurait largement contribué à localiser Ben Laden en 2011. D’autres agences (NSA, FBI, DEA…) ont elles aussi recouru à ses services.
Depuis 2013, Palantir, s’est ouvert aux entreprises du monde entier avec sa plateforme Foundry. Elle arrive aujourd’hui quatrième au classement des "licornes" (des start-up qui valent 1 milliard ou plus) derrière Uber, Xiaomi et Airbnb.

Dans le Seigneur des Anneaux, le Palantir est une "pierre de vision" qui permet à celui qui l’utilise d'observer des lieux lointains et de prédire le futur. Le choix de ce nom par Peter Thiel n’est pas anodin…
Son logiciel Foundry est spécialisé dans la gestion de données, optimisé pour l'ingestion, l'ingénierie, la visualisation et le machine learning. Il est utilisé par des entreprises et des agences gouvernementales pour analyser et organiser leurs données. Il s’agit d’une sorte de tour de contrôle qui amasse les données internes pour les interpréter en graphiques et recommandations par le biais d’algorithmes, permettant la probabilisation d'un futur proche.
À l’origine de la police prédictive aux USA
Palantir collabore depuis la fin des années 2000 avec la police municipale de Los Angeles (LAPD). Cette police a une longue histoire d’utilisation de matériel de pointe. Elle a été la première police à utiliser des hélicoptères, et le LAPD a, à plusieurs reprises, acheté des équipements militaires. Les policiers peuvent dans certains cas porter des armes de guerre.
Palantir alimente le programme LASER (Los Angeles Strategic Extraction and Restoration zones) de surveillance des soit-disant « délinquants réguliers », un programme de police prédictive.

En pratique, LASER puise des informations dans une dizaine de bases de données différentes, interconnectées grâce au logiciel de Palantir : lecteurs automatiques de plaques minéralogiques, fichiers de condamnations passées, données issues des réseaux sociaux, associations connues de personnes déjà condamnées…
Sur la base de ces liens, le LAPD crée des chronic offenders bulletins (COB, « bulletins de délinquants réguliers »). Ces fiches sont ensuite envoyées à tous les agents en patrouille, qui ont pour consigne d’interroger les « suspects » s’ils les croisent, et de les arrêter s’ils constatent un comportement suspect.
Le LAPD arrête donc des suspects sur la base de probabilités. Des probabilités qui reposent sur des biais racistes, à l'origines de nombreux abus.

« Tout le système est bâti sur des données biaisées et racistes, qui légitiment une présomption de culpabilité » (Hamid Khan, du collectif Stop LAPD Spying Coalition).
Le collectif Stop LAPD Spying Coalition, alerte depuis des années sur le sujet, aux côtés de nombreux défenseurs des libertés individuelles. Les programmes de police prédictive se fondent en effet très largement sur les fichiers du LAPD, une police au sein de laquelle les violences racistes et les discriminations étaient extrêmes.
« Ces programmes visent plus particulièrement les minorités : la preuve, c’est qu’ils ont d’abord été testés à South Central [quartier très pauvre du centre de Los Angeles, où vivent essentiellement des Afro-Américains et des Hispaniques] ».
De nombreux innocents ont sans doute été arrêtés sur la base de ces algorithmes.
Sur les algorithmes et leurs biais : États-Unis : la reconnaissance faciale accusée de favoriser les biais racistes
Pendants les manifestations No Kings qui ont eu lieu de juin à octobre 2025, le LAPD s’est montré aussi violent que la garde nationale. Reporters Sans Frontières a recensé une soixantaine d’agressions de journalistes par le LAPD alors qu'ils couvraient le mouvement.
Des logiciels utilisés par l’ICE
Palantir collabore avec l’ICE depuis 2011, il s'agit de l'architecte de la techno-surveillance des immigrés aux États-Unis. La start-up a développé les pires outils d’IA inimaginables pour traquer les personnes exilées dont : Immigrant OS.

Immigrant OS est issu d’un contrat d’un montant de 30 millions de dollars passé entre Palantir et les services de l’ICE au mois d’avril 2025.
Ce système constitue la mise à jour d’un autre logiciel, le système intégré de gestion des dossiers (ICM), utilisé par les services de l’immigration depuis 2014.
Immigrant OS conduit à la sélection et à l’arrestation d'individus en fonction des priorités de l’ICE, en se concentrant sur les organisations criminelles transnationales, les criminels violents et les visas expirés. Les agents de l'ICE surveillent en temps réel les auto-expulsions. Logiciels permetrait aussi d'influencer les politiques et l’allocation des ressources.

Comme le souligne Amnesty International, Immigration OS automatise dans les faits un processus déjà très faillible et n’ayant pas de comptes à rendre, qui a des antécédents en matière de non-respect de la procédure régulière et des droits humains, ce qui le rend encore plus opaque et le renforce.
Mais le gouvernement Trump dispose de nombreux autres outils de surveillance, de géolocalisation ou de reconnaissance faciale pour pister et identifier les personnes migrantes, dont beaucoup ont été développés sous le mandat de son prédécesseur Joe Biden. Des commandes multiples ont été passées auprès de : Clearview AI (reconnaissance faciale), Magnet Forensics et Cellebrite (extraction de données de téléphones portables), Penlink (données de localisation issues de téléphones), Paragon (fournisseur israélien de logiciels espions)…
D'après 404 Media, les agents de l'ICE utiliseraient Mobile Fortify, une application de reconnaissance faciale qui permet d’effectuer des vérifications d’identité en temps réel. Une arme d’identification massive.
Voir notre article : L'ICE, la police fasciste anti-migrants sous Trump
Les conséquences sont énormes : rafles d'exilés et de citoyens américains, enfermement dans des camps, assassinats d’observateurs (Renée Good et Alex Pretti). Neuf personnes ont été assassinées par l'ICE en 2026. Le nombre d’arrestations en juin 2025 était 268% plus élevé qu’en juin 2024.
« Difficile d’imaginer cette agence mener à bien la plus importante opération d’expulsion d’immigrés voulue par Donald Trump sans recours à la technologie »
Johannes Späth, spécialiste des États-Unis à l’Institut autrichien des Relations internationales et qui a travaillé sur l’influence politique des Big Tech

Note : 65.000 personnes au moins sont actuellement détenues dans les 212 camps de concentration de la police de l’immigration. Depuis le début du second mandat Trump, au moins 3800 enfants ont été détenus, dont 500 avaient moins de 5 ans. Ces centres sont des zones de non droit, aux pratiques qui bafouent les droits humains.
Le tennisman français Julien Pereira a passé un mois dans un de ces centres et a livré son témoignage.
Des visas étudiants révoqués, des soutiens à la Palestine ciblés
Une enquête d’Amnesty International montre qu’Immigration OS et Babel-X (un autre logiciel de surveillance) sont utilisés pour analyser en temps réel une masse considérable de données, dont les messages postés sur les réseaux sociaux, afin d’y repérer les militants pro-palestiniens.
Babel X « peut collecter d’énormes quantités de données à partir d’un seul identifiant, comme le nom, l’adresse e-mail ou le numéro de téléphone d’une personne ».
L’algorithme peut « également accéder aux publications sur les réseaux sociaux, aux adresses IP, à l’historique professionnel et aux identifiants uniques générés pour la publicité sur les applications mobiles, qui peuvent servir à tracer la localisation de l’appareil ».

Dans un communiqué, Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International a expliqué que Babel X et Immigrant OS permettaient ensemble « de tracer et de cibler rapidement les étudiants étrangers et d’autres groupes de migrants marginalisés à une échelle et une ampleur sans précédent. »
« Cela se traduit par des détentions illégales et des expulsions massives, créant un climat de peur et exacerbant l’effet paralysant sur les migrants et les étudiants internationaux dans les écoles et sur les campus »
De nombreux étudiants étrangers ont vu leur visa révoqué après avoir simplement manifesté leur opposition au génocide en cours à Gaza.
Le 8 mars 2025, Mahmoud Khalil a été arrêté et placé en détention arbitraire en raison de son rôle dans les manifestations étudiantes à l’Université de Columbia. Au moins neuf autres étudiant·e·s ont aussi été pris pour cibles pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression et de réunion. Il a été libéré le 20 juin par l'ICE suite à une campagne demandant sa libération. D'autre n'ont pas eu la même chance.

Photo Middle East Images Abaca
Les étudiants soutenant la Palestine ne sont pas les seuls à voir leur visa révoqué. Selon Amnesty, une grande partie des étudiants visés par la procédure « assurent ne pas avoir été informés de cette annulation et n’avoir jamais participé à des manifestations, même si certains ont pu avoir des interactions avec les forces de l’ordre pendant leur séjour, pour des raisons mineures comme une contravention. »
Selon une plainte déposée au nom de deux étudiant·es en Californie, les étudiants ont été ciblés parce qu’ils étaient d’origine africaine, arabe, asiatique, moyen-orientale ou musulmane.
Les visas d’au moins 1 800 et jusqu’à 4 000 étudiant·es ont été révoqués.
Vers une extension des raids numériques ?
Le média américain Wired a eu accès a des documents inquiétants, qui montrent que l’ICE prévoit de créer un centre de surveillance des réseaux sociaux (X, Facebook, TikTok, Youtube, Reddit...), avec près de 30 analystes opérant 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, pour "recueillir en temps réel" des informations sur des individus à partir des données partagées en ligne.

Cette surveillance concerne les photos, les publications et les messages des utilisateurs pour identifier des personnes recherchées, mais aussi celles et ceux qui tiendraient des propos "suspects" (anti trump ou pro immigration, ou même à la recherche de toute personne exprimant une forme d’attachement à son pays d’origine…). Ce qui pourrait concerner à terme des millions de citoyens américains.
Sur les réseaux, beaucoup se donnent des conseils pour éviter ses raids numériques, comme de passer ses profils en privé, changer sa photo de profil ou mettre un pseudo, pour garder autant que possible son anonymat. Mais ces précautions pourraient ne pas suffire...
Des documents publics relatifs à l’appel d’offres montrent que l’ICE a déboursé 5,7 millions de dollars pour obtenir la licence d’une plateforme de surveillance des réseaux sociaux basée sur l’IA, fournie par l’entreprise américaine Zignal Labs. Parmi ses atouts figure la rapidité d’analyse de contenu visuel.
« Grâce à Zignal Labs, l’ICE pourrait retracer l’emplacement de personnes à partir de vidéos publiées sur TikTok ou Instagram » (Surveillance Technology Oversight Project (STOP))
Ces raids numériques entraineraient donc un autre niveau de censure et de répression de la population.
D'autant qu'une enquête du New-York Times parue le 30 mai 2025, a accusé le gouvernement des États-Unis d'avoir confié à Palantir la mission de créer une base fusionnant un grand nombre d’informations sur la vie privée des citoyens américains, à travers la plateforme Foundry qui analyse déjà les données de plusieurs administrations fédérales...

Un projet trumpien contraire à la législation des Etats-Unis, violant la loi sur la protection de la vie privée de 1974, mais qui serait permis par un décret autorisant le partage de données.
Un nouveau pas dans la surveillance qui pourrait permettre à des agents fédéraux d'avoir accès aux données personnelles des citoyens américains, notamment à leurs pensions de retraite et leur assurance maladie.
Mi-octobre, l'Electronic Frontier Foundation (EFF) et plusieurs autres syndicats états-uniens (l'Union des Travailleurs Automobiles, du Syndicat des Enseignants et du Syndicat des Travailleurs de la Communication) ont déposé plainte contre l’administration Trump à New-York. Un grand nombre de leurs syndiqués sont visés par les procédures d'expulsions.
Fin janvier de grandes manifestations et une grosse grève générale a eu lieu à Minneapolis contre la présence de l’ICE dans les rues. Des organisations étudiantes ont appelé à manifester et débrayer dans tous les États-Unis.

Palantir au service d’Israël
Sur le terrain militaire, Palantir est également très largement employée par les services secrets et les forces armées du monde entier, dont Israël.
Lors d’une réunion extraordinaire du conseil d’administration à Tel Aviv en janvier 2024, Palantir aurait vanté son partenariat stratégique avec le ministère israélien de la Défense, auquel elle fournit des technologies de combat, notamment sa plateforme d’intelligence artificielle qui serait utilisée pour la prise de décisions en temps réel sur les zones de guerre, grâce à des agents conversationnels automatisés
Selon un plan de table consulté par le magazine +972, un « représentant du service Maven Field » aurait été présent au CMCC. Créé par la société technologique américaine Palantir, dont le logo était visible dans les présentations données au sein du Centre, Maven collecte et analyse les données de surveillance provenant des zones de guerre afin d’accélérer les opérations militaires américaines, y compris les frappes aériennes meurtrières.

Israël s’appuie déjà sur un outil de surveillance assisté par l’IA appelé Lavender. Pour l'association France-Palestine solidarité, il est possible que Maven soient destinés à être utilisée par aux forces américaines pour mener des opérations de surveillance pour le compte des autorités israéliennes, à l’intérieur et à l’extérieur des complexes contrôlés par la communauté internationale.
Palantir dans le monde
Palantir est aussi implanté en Ukraine, l’entreprise a ouvert un bureau à Kiev et a envoyé des dizaines d’ingénieurs sur place. Elle a déployé sur place des satellites pour permettre aux forces ukrainiennes d’avoir une vue en temps réel du front.
Cette installation sur terrain de guerre est utilisée pour tester les derniers outils et en faire un laboratoire de R&D militaire à ciel ouvert. Alex Karp (l'autre PDG de Palantir) se réjouit de pouvoir faire des expériences en Ukraine qu’il ne pourrait pas réaliser dans un contexte national : celles-ci ne sont ni éthiques ni légales.
Palantir surfe sur le tournant sécuritaire mondial. Le Danemark a aussi adopté une loi pour collecter des données, et nourrir Foundry. La Grèce ou la Hongrie y ont recours pour surveiller les migrants, avec la reconnaissance faciale. Peter Thiel se tournerait à présent vers le marché coréen.

La France, 3e marché mondial
La DGSI française fait partie des clients de Palantir depuis 2016, pour lutter contre le terrorisme. Le logiciel Gotham, utilisés par la CIA, a également intégrer l’arsenal de surveillance de la DGSI.
Palantir a annoncé lundi 15 décembre 2025 avoir prolongé de trois ans son contrat avec la DGSI.
Ce contrat est longtemps resté confidentiel avant d’être révélé, puis renouvelé, en 2019 et 2022, ce qui pose de nombreuses questions concernant le Cloud Act, le dispositif de la législation américaine qui permet le transfert des données vers les États-Unis si l’exécutif l’exige.
Le fait que Palantir travaille avec d’autres services secrets potentiellement concurrents laisse également planer le risque de failles sécuritaires.
L’entreprise vend aussi une version de son programme de gestion et de visualisation des données aux grands groupes, dont la Société générale, Sanofi, Stellantis, Airbus… Notre pays est le troisième marché de Palantir au monde.

Peter Thiel à l'Académie des sciences morales
Peter Thiel a été invité en France par l'Académie des sciences morales et politiques lundi 26 janvier 2026. Invité par la philosophe Chantal Delsol à l’Académie des sciences morales et politiques, il était convié à discuter de « l’avenir de la démocratie ».
Un appel a circulé sur les réseaux militants pour protester contre sa venue.

Peter Thiel, est un transhumaniste et fait partie des premiers soutiens de Trump. C'est un théologien de la tech qui semble convaincu que les « wokistes », les écolos et les technocritiques, mais aussi les citoyennes et citoyens soucieux de préserver un tant soit peu la démocratie, seraient les apôtres de l’antéchrist.
Peter Thiel a fait plusieurs conférences sur ce sujet. Il s'attaque notamment à Greta Thunberg et à l’écrivain américain Eliezer Yudkowsky, qui appelle à une régulation de l’intelligence artificielle.

Plusieurs dizaines de militants se sont rassemblés devant l’Institut de France pour faire entendre leur colère, scandant "Palan-tir toi !"
Voir la vidéo de Vie ouvrière : https://youtube.com/shorts/N7cTYppf17Q
Un appel à la solidarité internationale contre l’ICE
Tout comme pour les entreprises complices du génocide à Gaza, les Soulèvements de la Terre appellent à cibler les collaborateurs de l’ICE en Europe en soutien aux groupes qui résistent aux États-Unis.
Parmi ces entreprises : sans surprise Palantir, mais aussi Deloitte qui a conclu plusieurs contrats avec l’ICE (notamment un contrat pour la modernisation des données et Thales) que la coalition Guerre à la guerre a pris pour cible dans une campagne lancée en janvier.

Dans la liste figure également d’autres entreprises qui fournissent un soutien matériel à l’ICE, comme la chaîne Hilton, dont l’un des hôtels a été occupé à New-York pour exiger qu’ils ne louent plus de chambres à l’ICE ; ou la société de location de voiture « Enterprise ».
La pression fonctionne ! Suite à la fuite de l'information dans la presse et au tollé qu'elle a suscité, la société française CapGemini, qui travaillait avec l’ICE, a annoncé qu’elle se séparait de sa filiale en contrat avec l’ICE.
Diffusons la solidarité internationale !
ICE OUT !

Pour aller plus loin
L'ICE, la police fasciste anti-migrants sous Trump (Halte au controle numérique)
Le retour de Trump ouvre la porte au cauchemar techno-sécuritaire
Le coup d’État de la tech autoritaire (le Monde diplomatique)
La campagne Ban the Scan d’Amnesty International qui demande l’interdiction des technologies de reconnaissance faciale (utilisées à New-York).

