Thomas Jodarewski présentera son livre “Deux écologies irréconciliables : pour
ou contre le développement industriel ?” à la Librairie Lune et l’autre, 19 rue Pierre Bérard, Saint-Etienne, le jeudi 17 septembre à 19h
Présentation du livre dans le magazine La Brèche de septembre-novembre 2026
Accompagner le développement industriel ou le combattre. Voilà deux
motivations contraires, deux projets incompatibles pourtant réunis sous
le même terme : l’écologie.
Le très actif journaliste Thomas Jodarewski – alias TomJo ou encore Thomas Wonder –, qui écrit parfois dans nos colonnes, propose une enquête historique fouillée et sans concession, pour démêler les fils de ces deux écologies fausses amies.
Il retrace l’histoire d’une écologie technocratique, visant le pilotage du “vaisseau spatial Terre” par plus de science, pour mieux la séparer de l’écologie anti-technocratique, anti-capitaliste et anti-industrielle, issue de la
contre-culture pacifiste et libertaire des années 1960 et 1970.
“Les deux écologies mènent un combat inégal : l’une profite de ses positions de pouvoir, quand l’autre le dénonce”, analyse l’auteur. Un récit passionnant, percutant et précieux. Il est toujours bon d’éviter tout malentendu.
Jodarewski Thomas, Deux écologies irréconciliables, La lenteur, juin 2026

Présentation dans Reporterre
Deux courants politiques portent le nom d’écologie, alors que leurs projets sont incompatibles : une écologie technocratique, visant au pilotage du “vaisseau spatial Terre” par plus de science, et une écologie technocritique révolutionnaire et libertaire.
Ce livre entend lever un malentendu fondamental autour du mot “écologie” Deux courants politiques portent le nom d’écologie, alors que leurs projets sont incompatibles : une écologie technocratique, visant au pilotage du “vaisseau spatial Terre” par plus de science, et une écologie technocritique révolutionnaire et libertaire.
Dans une enquête historique percutante, Thomas Jodarewski démèle les fils de cette idéologie, et démasque au passage quelques faux-amis de la contestation du système qui dévaste la terre (James Lovelock, René Dumont, Bruno Latour, Donna Haraway).
Le récit est chronologique. Il suit les personnages fondateurs des deux écologies. Le premier chapitre dresse les portraits des inventeurs de la science écologique, puis des concepteurs de l’écologie cybernétique. Il souligne le rôle de la haute technocratie américaine dans cette mutation. Le deuxième chapitre revient sur la contestation de la technocratie et du complexe militaro-industriel par la jeunesse américaine, dans les années 1960, et situe la naissance d’une écologie politique, anticapitaliste, anti-industrielle et critique du scientisme dans le sillage de la contestation contre- culturelle.
À partir de 1972, les sociétés occidentales ne peuvent plus ignorer l’écologie. C’est-à- dire : les deux courants à la fois, qui se trouvent confondus par le bruit médiatique et les intérêts politiques. En témoigne le troisième chapitre, centré sur la France : il fait une histoire croisée des deux principaux titres de presse de l’écologie, La Gueule
ouverte, créé par Pierre Fournier et ses amis, et Le Sauvage, créé par Le Nouvel Observateur. Cette double histoire de l’écologie, qui n’a jamais été faite, éclaire le rôle du Sauvage et de la “deuxième gauche” dans le détournement de la contestation radicale des années 1960–70.
