Maladie d’Alzheimer : les téléphones portables sont un facteur de risque

Le site Alert Phonegate relaie une étude offi­cielle améri­caine (parue dans le site PubMed de la Nation­al Library of Medecine). Celle-ci relate qu’une équipe inter­na­tionale, prin­ci­pale­ment chi­noise, con­firme le lien entre les champs élec­tro­mag­né­tiques (CEM) – notam­ment émis par les télé­phones porta­bles – et l’augmentation du risque de mal­adie d’Alzheimer.

La mal­adie d’Alzheimer touche aujourd’hui plus de 55 mil­lions de per­son­nes dans le monde. Ce chiffre devrait attein­dre 152 mil­lions d’ici 2050. Cette mal­adie neu­rologique incur­able à ce jour entraîne la perte pro­gres­sive et irréversible des fonc­tions men­tales et notam­ment de la mémoire.

En France, près de 1,4 mil­lion de per­son­nes vivent avec la mal­adie d’Alzheimer ou une mal­adie appar­en­tée en 2025. Aux États-Unis, plus de 7 mil­lions d’Américains sont touchés, un nom­bre qui pour­rait dou­bler d’ici 2060.

Alar­mant : la démence pré­coce (avant 65 ans) explose mon­di­ale­ment. Entre 1990 et 2021, sa pré­va­lence a bon­di de 211% et son inci­dence de 216%.

Au niveau mon­di­al, les cas sont passés de 3,7 mil­lions en 1990 à 7,8 mil­lions en 2021.

En France, on recense env­i­ron 33 000 cas d’Alzheimer et mal­adies appar­en­tées chez les moins de 65 ans. Par­mi eux, 5 000 patients ont moins de 60 ans.

L’étude iden­ti­fie deux types de sources de Champs élec­tro­mag­né­tiques (CEM) :

  • Hautes fréquences : télé­phones porta­bles, rou­teurs Wi-Fi, comp­teurs intel­li­gents
  • Bass­es fréquences : lignes élec­triques.

Les chercheurs décrivent l’“hypothèse cal­cique” : les CEM per­turbent les canaux cal­ciques volt­age-dépen­dants dans les neu­rones. Cette dérégu­la­tion entraîne :

  • Stress oxy­datif et inflam­ma­tion neu­ronale
  • Accu­mu­la­tion de plaques β‑amyloïde, car­ac­téris­tiques d’Alzheimer
  • Perte de con­nex­ions synap­tiques après expo­si­tion chronique.

Des études ani­males mon­trent que les rats exposés quo­ti­di­en­nement aux CEM dévelop­pent des niveaux élevés de plaques amy­loïdes.

L’étude souligne que les CEM ne sont pas seuls en cause. D’autres pol­lu­ants envi­ron­nemen­taux par­ticipent au développe­ment d’Alzheimer :

  • Métaux lourds (plomb, cad­mi­um, mer­cure)
  • Par­tic­ules fines PM2.5
  • Nanomatéri­aux arti­fi­ciels.

L’exposition com­binée ampli­fie con­sid­érable­ment les risques. Ces inter­ac­tions syn­ergiques représen­tent une men­ace san­i­taire majeure pour les pop­u­la­tions urbaines.

Pour le Dr Marc Arazi, fon­da­teur d’Alerte Phonegate : “Face à l’évolution de la mal­adie d’Alzheimer et son appari­tion de plus en plus pré­coce, nous ne pou­vons plus ignor­er ce fac­teur de risque envi­ron­nemen­tal. Cette recherche mon­tre que les télé­phones porta­bles et les CEM par­ticipent à l’agrégation des pro­téines tox­iques dans le cerveau. Avec 5 mil­liards d’utilisateurs de mobiles dans le monde et une expo­si­tion quo­ti­di­enne de plusieurs heures, l’impact san­i­taire poten­tiel est majeur.

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Cet arti­cle repre­nait les don­nées d’une étude de San­té Publique France pub­liée le 3 mars 2025 sur l’incidence des can­cers chez les ado­les­cents et jeunes adultes de 15 à 39 ans. Elle révèlait une aug­men­ta­tion préoc­cu­pante des glioblas­tomes (can­cer grave du cerveau) dans cette tranche d’âge, avec une hausse sig­ni­fica­tive de +6,11 % par an sur la péri­ode étudiée (2000−2020). Cela représente une aug­men­ta­tion glob­ale d’environ 233% sur 20 ans.