Lettre d’information de noyb : Plainte contre TikTok, AliExpress et WeChat

Abon­né à la let­tre d’in­for­ma­tion de l’or­gan­i­sa­tion européenne noyb, je vous pro­pose une tra­duc­tion syn­thé­tique de celle-ci en par­ti­c­uli­er au sujet des plaintes déposées con­tre Tik­Tok, AliEx­press et WeChat pour non-respect des deman­des d’ac­cès au RGPD.

Bon­jour,

alors qu’un nou­veau mois touche à sa fin, aucun signe de ralen­tisse­ment esti­val ne se des­sine chez noyb.
En juil­let dernier, nous avons déposé plainte con­tre Tik­Tok, AliEx­press et WeChat pour non-respect des deman­des d’ac­cès au RGPD.
Cela empêche les util­isa­teurs européens d’ex­ercer leur droit fon­da­men­tal à la vie privée et de savoir com­ment leurs don­nées per­son­nelles sont traitées.
Nous avons égale­ment pub­lié un tout nou­veau rap­port sur « Pay or Okay », qui analyse les argu­ments du secteur et exam­ine l’im­pact économique réel du sys­tème.
De nom­breux médias affir­ment que cette approche est néces­saire pour financer des médias de qual­ité. En réal­ité, la pub­lic­ité numérique ne représente que 10 % de leurs revenus.
Nous avons égale­ment pub­lié notre rap­port annuel 2024 – plus d’in­for­ma­tions à la fin de cette newslet­ter !

Com­ment Tik­Tok, AliEx­press et WeChat ignorent vos droits RGPD.

À l’heure actuelle, la plu­part des grandes entre­pris­es tech­nologiques ont mis en place un out­il d’au­toma­ti­sa­tion leur per­me­t­tant de répon­dre aux deman­des d’ac­cès RGPD à grande échelle.
En réal­ité, les entre­pris­es tech­nologiques chi­nois­es Tik­Tok, AliEx­press et WeChat n’ont pas respec­té leur oblig­a­tion légale d’ac­corder l’ac­cès aux don­nées des util­isa­teurs. Tik­Tok n’a fourni qu’une par­tie des don­nées du plaig­nant dans un for­mat non struc­turé et incom­préhen­si­ble. AliEx­press a fourni un fichi­er endom­magé qui ne pou­vait être ouvert qu’une seule fois. WeChat, en revanche, a com­plète­ment ignoré la demande du plaig­nant. Cela empêche les util­isa­teurs européens d’ex­ercer leur droit fon­da­men­tal à la vie privée et de savoir com­ment leurs don­nées per­son­nelles sont traitées, et si les entre­pris­es respectent effec­tive­ment les autres dis­po­si­tions du RGPD, par exem­ple celles con­cer­nant les trans­ferts de don­nées.
Pour en savoir plus, con­sul­tez notre site web ou Reuters !

Rap­port « Pay or Okay » de noyb : com­ment les entre­pris­es vous font pay­er pour votre con­fi­den­tial­ité.

Les sys­tèmes dits « Pay or Okay » sont en plein essor en Europe. D’abord intro­duits par des jour­naux en Autriche et en Alle­magne, Meta a adop­té cette approche pour Insta­gram et Face­book en 2023.
Aujour­d’hui, d’in­nom­brables sites web à tra­vers l’Eu­rope utilisent des sys­tèmes sim­i­laires.
En bref, les sys­tèmes « Pay or Okay » exi­gent un paiement pour refuser le suivi à des fins pub­lic­i­taires ciblées. Cela se traduit par des « taux de con­sen­te­ment nord-coréens » de 99,9 %, alors que des études sug­gèrent que seule­ment 0,16 % à 7 % des per­son­nes souhait­ent réelle­ment être suiv­ies.
Cela a égale­ment attiré l’at­ten­tion des autorités. Le Comité européen de la pro­tec­tion des don­nées rédi­ge actuelle­ment des lignes direc­tri­ces sur le sujet.
À cette occa­sion, nous avons pub­lié un nou­veau rap­port analysant les argu­ments du secteur et l’im­pact économique réel du « Pay or Okay ».
Les par­ti­sans du sys­tème s’ap­puient large­ment sur la pré­ten­due néces­sité économique de financer des médias de qual­ité et affir­ment que la pub­lic­ité per­son­nal­isée sauvera les médias d’in­for­ma­tion en dif­fi­culté.
En réal­ité, la pub­lic­ité numérique ne représente qu’en­v­i­ron 10 % des revenus de la presse. La pub­lic­ité ciblée n’en représente que 5 %.
Par­al­lèle­ment, ce sys­tème porte atteinte au principe du con­sen­te­ment libre et éclairé. Les util­isa­teurs sont incités à « con­sen­tir » au suivi, même s’ils ne le souhait­ent pas.
Con­sul­tez le rap­port en anglais com­plet ici !

Rap­port annuel 2024 disponible !
Si vous souhaitez un résumé détail­lé de toutes les affaires, des amendes infligées et des infor­ma­tions intéres­santes sur notre équipe et nos finances en 2024, con­sul­tez notre nou­veau rap­port annuel !
En 2024, nous nous sommes con­cen­trés sur nos plus de 800 affaires exis­tantes, en déposant 36 nou­velles plaintes, et sur le développe­ment de notre base de con­nais­sances GDPRhub. Par­mi les affaires les plus mar­quantes de 2024 fig­urent les pre­mières plaintes de noyb con­tre le pro­jet de Meta et Twit­ter (X) visant à col­lecter illé­gale­ment les don­nées per­son­nelles d’u­til­isa­teurs européens pour entraîn­er leurs sys­tèmes d’IA.
Nous avons déposé 11 plaintes con­tre Meta en juin 2024, ce qui a entraîné une sus­pen­sion des plans de for­ma­tion pour le reste de l’an­née.
En août, nous avons déposé 9 plaintes con­tre les pro­jets d’IA très sim­i­laires de Twit­ter.
Nous avons égale­ment obtenu plusieurs nou­velles déci­sions des autorités, et même un arrêt de la Cour de jus­tice de l’U­nion européenne (CJUE). Entre autres, l’au­torité néer­landaise de pro­tec­tion des don­nées a infligé une amende de 4,75 mil­lions d’eu­ros à Net­flix et la CJUE a pleine­ment soutenu une action en jus­tice inten­tée con­tre Meta con­cer­nant son ser­vice Face­book.
Con­sul­tez le rap­port annuel com­plet ! (tou­jours en anglais)