Appel à solidarité pour les EHS

Ci-dessous com­mu­niqué de l’Asso­ci­a­tion Robin des Toits en faveur des per­son­nes élec­tro­hy­per­sen­si­bles qui se voient privées de l’ac­cès aux forêts.

Or, c’est pour beau­coup d’en­tre elles et eux, en s’y réfu­giant, le seul moyen de se pro­téger des effets délétères des ondes élec­tro­mag­né­tiques arti­fi­cielles.

C’é­tait ain­si pour Philippe, pour Vir­ginie (qu’avec d’autres nous avons soutenue, elle est mal­heureuse­ment décédée depuis), et pour bien d’autres.

Robin des toits espère que ce com­mu­niqué déclenchera un élan de sol­i­dar­ité en leur faveur.

COMMUNIQUÉ

Depuis les incendies de cet été, plusieurs arrêtés pré­fec­toraux ont inter­dit  au pub­lic l’ac­cès  aux forêts . Que devi­en­nent les élec­tro­hy­per­sen­si­bles sou­vent sta­tion­nés à l’orée des bois qui sont leurs derniers  refuges ? L’é­tat se doit de pren­dre des mesures d’ur­gence adap­tées.

Ces jours derniers, le “méga-feu” de la forêt de mono­cul­ture giron­do-landaise a mis en dan­ger nom­bre de nos conci­toyens de la conur­ba­tion bor­de­laise. Ailleurs, les forêts du ter­ri­toire mét­ro­pol­i­tain sont aus­si mar­quées par une sécher­esse per­sis­tante aggravée de tem­péra­tures hors normes, en rela­tion avec le réchauf­fe­ment cli­ma­tique que nous observions déjà depuis plusieurs années.

Face à cette sit­u­a­tion cat­a­strophique, les pou­voirs publics ont pris des mesures pour pro­téger les mas­sifs forestiers, en en inter­dis­ant l’accès, du moins pro­vi­soire­ment, tant que l’état d’alerte sécher­esse ne sera pas levé. Nous ne pou­vons qu’adhérer à ces mesures d’urgence, dic­tées par la rai­son et le désir de sauve­g­arde du bien com­mun.

Néan­moins, et sans sur­prise pour nous, hélas, les autorités ont nég­ligé totale­ment un prob­lème de taille : celui des per­son­nes élec­tro­hy­per­sen­si­bles ayant, faute de mieux, trou­vé refuge dans les forêts par néces­sité vitale, face aux effets délétères des ondes élec­tro­mag­né­tiques arti­fi­cielles. Ces per­son­nes, exclues de fait de notre société hyper­con­nec­tée en rai­son de la dis­pari­tion crois­sante des zones blanch­es pou­vaient jusque-là espér­er un soulage­ment à leurs souf­frances. Ces mesures leur enlèvent donc la pro­tec­tion, même par­tielle, du cou­vert foresti­er.

L’État français refuse de recon­naître la tox­i­c­ité de ces ondes élec­tro­mag­né­tiques, quant à leurs effets biologiques, mal­gré les nom­breux travaux des sci­en­tifiques indépen­dants et une recon­nais­sance par­tielle par l’Ans­es, et priv­ilégie les intérêts des opéra­teurs de télé­phonie mobile au détri­ment de la san­té publique.

Rap­pelons que nous sommes tous élec­trosen­si­bles, les élec­tro­hy­per­sen­si­bles n’étant que les lanceurs d’alerte d’une pop­u­la­tion en dan­ger.

C’est pourquoi nous deman­dons aux pou­voirs publics de pren­dre en con­sid­éra­tion la pré­car­ité de la sit­u­a­tion de ces per­son­nes, et de leur fournir un lieu de vie à l’abri de tous ray­on­nements élec­tro­mag­né­tiques, bass­es ou hautes fréquences, en s’appuyant éventuelle­ment sur l’expertise de géo­bi­o­logues pour détecter locale­ment de tels lieux.

Les êtres humains ren­dus malades par le développe­ment des nou­velles tech­nolo­gies émet­tri­ces d’ondes élec­tro­mag­né­tiques arti­fi­cielles qui les empoi­son­nent à petit feu se retrou­vent donc dans une sit­u­a­tion de hand­i­cap physique et social, car elles se heur­tent aux dénis con­jugués des pou­voirs publics et du corps médi­cal.

Par ailleurs, les travaux de sci­en­tifiques indépen­dants ont démon­tré que les ani­maux et les plantes subis­sent égale­ment l’impact mor­tifère de ces ondes. Nul ne peut arguer d’un “effet noce­bo” les con­cer­nant, sauf à se cou­vrir de ridicule. Dit autrement, les prob­lèmes des élec­tro­hy­per­sen­si­bles ne se situent pas “dans leur tête”, mais dans un envi­ron­nement de plus en plus pol­lué par les ondes élec­tro­mag­né­tiques arti­fi­cielles, aux­quelles ils essaient d’échapper tant bien que mal.

Les per­son­nes élec­tro­hy­per­sen­si­bles ont le droit con­sti­tu­tion­nel d’être pro­tégées de toutes formes de pol­lu­tions envi­ron­nemen­tales sus­cep­ti­bles de dégrad­er leur état de san­té, et l’État a le devoir de leur recon­naître ce droit et de tout met­tre en œuvre pour les pro­téger.

Pour con­tac­ter l’as­so­ci­a­tion (ou par tél : 09 73 32 35 00)

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