Appel des organisations de jeunesse le 6 octobre 2026

Suite à la mon­tée du mou­ve­ment des lycéens avant et après la journée du 29 sep­tem­bre 2026, les syn­di­cats Union syn­di­cale lycéenne (USL) et Union étu­di­ante (UE) appel­lent à “blo­quer lycées et facs” et à “une grande man­i­fes­ta­tion des jeunes”  le mar­di 6 octo­bre, dans toute la France. 

En out­re, les deux organ­i­sa­tions appel­lent “toutes les organ­i­sa­tions syn­di­cales et poli­tiques à soutenir notre mobil­i­sa­tion qui dépasse les murs de nos étab­lisse­ments. Nous nous bat­tons pour le droit de toutes et tous à l’éducation, pour le finance­ment des ser­vices publics à la hau­teur des besoins, con­tre toutes les mesures anti­so­ciales et racistes qui se mul­ti­plient depuis des décen­nies et qui font pay­er à ceux et celles qui tra­vail­lent l’engraissement des plus rich­es”.

Man­i­fes­ta­tion à 10h30 au départ de la place Jean Jau­rès à Saint-Éti­enne

COMMUNIQUÉ NATIONAL COMMUN

Ce mar­di 29 sep­tem­bre, lycéen·nes et étudiant·es se sont mas­sive­ment mobilisé·es partout en France. Nous refu­sons de pay­er les choix d’austérité et de casse des ser­vices publics qui por­tent atteinte à nos con­di­tions de vie et d’études.

À l’appel de l’Union Syn­di­cale Lycéenne (USL) et de l’Union Étu­di­ante, une dizaine d’universités et plus de 400 lycées ont été blo­qués à tra­vers le pays. Du lycée à l’université, nous faisons face à la même logique de désen­gage­ment de l’État et de sélec­tion sociale et raciste.

Dans les lycées, cette poli­tique se traduit par des class­es sur­chargées, un nom­bre de per­son­nels et d’enseignant·es insuff­isant et des con­di­tions d’apprentissage dégradées. Les effec­tifs d’AED sont réduits de moitié dans de nom­breux étab­lisse­ments qui se retrou­vent sans infirmier·ère sco­laire, sans assis­tante sociale, et par­fois même sans professeur·es de français ou de philoso­phie en année de bac­calau­réat. De plus, les lycéen·nes de la voie pro­fes­sion­nelle affron­tent une pénurie de per­son­nels admin­is­trat­ifs, de stages, sont exploités et sous payés dans leurs entre­pris­es.

Dans l’enseignement supérieur, le con­stat est tout aus­si alar­mant. La sélec­tion se pour­suit avec Par­cour­sup et Mon­Mas­ter, qui ren­for­cent la logique de tri social et raciste dans le supérieur. S’ajoute à cela une logique de préférence nationale mise en œuvre con­tre les étudiant·es étranger·es : mul­ti­pli­ca­tion par 16 des frais d’inscription et sup­pres­sion des APL.

Le min­istre Sébastien Lecor­nu a annon­cé le gel des APL tout en con­di­tion­nant le main­tien du repas à 1 euro au vote d’un bud­get qu’il s’apprête à présen­ter. Cette offen­sive s’accompagne d’un dés­in­vestisse­ment mas­sif dans les uni­ver­sités et les lycées, avec des coupes budgé­taires suc­ces­sives qui asphyx­ient les étab­lisse­ments.

En fin de compte, pour sa dernière année de man­dat Emmanuel Macron, main dans la main avec l’extrême droite, tente le tout pour le tout afin de ren­forcer la guerre sociale et raciste qu’il mène à la pop­u­la­tion. Il organ­ise la casse de l’éducation et de l’université publique et applique la même logique à l’ensemble de nos ser­vices publics.

Sys­tème de soins, pom­piers, Édu­ca­tion nationale, enseigne­ment supérieur… sont autant de ser­vices publics asphyx­iés par les coupes budgé­taires suc­ces­sives, le tout pour empêch­er les tra­vailleurs et tra­vailleuses et les étudiant.es de relever la tête.

 Et avec ses dernières mesures ; la loi per­mis de tuer, les attaques inces­santes envers les étudiant·es étranger·es, les attaques envers les musulman·es ; le pacte Macron-Le Pen s’incarne plus que jamais, pour mul­ti­pli­er les poli­tiques vio­lentes et guer­rières.

Macron et l’extrême droite souhait­ent tri­er, sélec­tion­ner, dis­crim­in­er les jeunes dans le but de nous met­tre en com­péti­tion. Et ils font le choix de réprimer vio­lem­ment le mou­ve­ment lycéen pour s’assurer que la jeunesse reste au pas.

Face à tout cela, l’Union étu­di­ante et l’Union Syn­di­cale Lycéenne en tant que pre­miers syn­di­cats étu­di­ant et lycéen appel­lent con­join­te­ment à la pour­suite de la mobil­i­sa­tion dès ce jeu­di 1er octo­bre par des blocages et mar­di 6 octo­bre en man­i­fes­ta­tion.

Étudiant·es et lycéen·nes, alors que le pou­voir cherche à nous chas­s­er de nos lieux d’études par les coupes budgé­taires, la fer­me­ture de places, des bâti­ments dégradés, la sélec­tion ou encore la répres­sion ne nous lais­sons pas faire : blo­quons et reprenons les facs et les lycées !

Nous appelons toutes les organ­i­sa­tions syn­di­cales et poli­tiques à soutenir notre mobil­i­sa­tion qui dépasse les murs de nos étab­lisse­ments. Nous nous bat­tons pour le droit de toutes et tous à l’éducation, pour le finance­ment des ser­vices publics à la hau­teur des besoins, con­tre toutes les mesures anti­so­ciales et racistes qui se mul­ti­plient depuis des décen­nies et qui font pay­er à ceux et celles qui tra­vail­lent l’engraissement des plus rich­es.

Alors que Macron prof­ite de sa dernière année de man­dat pour finir la casse des ser­vices publics et pour­suiv­re sans relâche l’agenda de l’extrême droite par ses attaques racistes, ripos­tons : blo­quons les uni­ver­sités et les lycées ce jeu­di !

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