Manifs du 17 octobre partout en France

Une carte per­met de con­naître les actions, les AG organ­isées après… Un appel a été rédigé (ci-dessous) qu’on peut sign­er.

APPEL

17 octobre : Jaunes et jeunes, nos luttes se rencontrent !

Le 17 octo­bre, faisons con­verg­er nos mobil­i­sa­tions, nos reven­di­ca­tions et nos sol­i­dar­ités.

Gilets jaunes, Gen Z, Indigné·es, paysan·nes, pompier·es, ouvrier·es, profs, soignant·es, défenseur·euses du cli­mat, habitant·es des quartiers, retraité·es : le same­di 17 octo­bre, partout, nos luttes s’or­gan­isent, nos reven­di­ca­tions s’ex­pri­ment et nos sol­i­dar­ités se con­stru­isent.

Marre de pay­er le plein, les cours­es et le loy­er tou­jours plus chers, pen­dant que Total Ener­gies empoche 11 mil­liards de dol­lars en six mois. Marre d’en­ten­dre qu’il n’y a plus d’ar­gent, dans le deux­ième pays du monde pour les div­i­den­des. Marre d’une démoc­ra­tie où l’on vote tous les cinq ans et où, le reste du temps, il faudrait la fer­mer.

Depuis l’élec­tion de Macron, le gazole a aug­men­té de 86 % et le SMIC de seule­ment 26 %. Le bud­get 2027, présen­té le 1er octo­bre, gèle les allo­ca­tions, les APL et les salaires des agents publics, et prend 5,5 mil­liards aux retraité·es. Pour les super­prof­its du pét­role : pas un cen­time.

En 2018, on a mis le gilet jaune, on a tenu les ronds-points, et ils ont reculé. Huit ans plus tard, on le remet et de nou­veaux Gilets jaunes nous rejoignent.

Cette fois, l’ap­pel est par­ti d’un Tik­Tok. La généra­tion qui avait dix ans en 2018 a gran­di avec les images des ronds-points. Le 21 sep­tem­bre, les lycéen·nes de Créteil ont blo­qué leur lycée. Deux semaines plus tard, tout le pays suiv­ait, jusqu’aux facs. Le 6 octo­bre, nous étions 450 000 dans la rue. Class­es à 35, profs absents, Par­cour­sup, APL rabotées, chô­mage : beau­coup n’ont pas encore le droit de vote, alors la rue, on la prend.

La réponse du gou­verne­ment : les LBD, les gaz lacry­mogènes, les grenades, les matraques et les gardes à vue. Plus de 6 000 inter­pel­la­tions, surtout des mineur·es. À Tours, un lycéen de 16 ans a per­du un œil. À Lens, un garçon de 15 ans a per­du une main. Les gilets jaunes con­nais­sent bien ces armes de guerre et ont subi de nom­breuses muti­la­tions. Touch­er aux enfants, c’est nous touch­er tous·tes.

Du Népal au Pérou, de Mada­gas­car au Maroc, la Gen Z se soulève sous le dra­peau pirate de One Piece. Ici aus­si, on a com­pris que le monde qu’on nous laisse brûle et coûte trop cher. Le 17 octo­bre, les ancien·nes des ronds-points et les lycéen·nes des blo­cus, les daron·nes, et la généra­tion Tik­Tok : on se retrou­ve.

Paysan·nes, vous nous nour­ris­sez et vous ne touchez que 8 % de ce que nous dépen­sons pour manger. Gazole, engrais, Mer­co­sur, pes­ti­cides : tout vous étran­gle. En 2024, vos tracteurs ont fait céder le gou­verne­ment en deux semaines.

Pompier·es, cet été la France a brûlé et vous avez tenu, à bout de forces. Votre grève court jusqu’au 20 octo­bre, et le gou­verne­ment ne bouge pas.

Ouvrier·es, salarié·es, raffineur·euses de Total Ener­gies si mal payé·es qu’iels touchent la prime d’ac­tiv­ité, pêcheur·euses qui blo­quent les dépôts, routier·es qui mon­tent sur Paris : la colère débor­de. Aux syn­di­cats : déposez les préavis.

Profs, soignant·es, postier·es, agent·es des ser­vices publics, écoles sans remplaçant·es, urgences fer­mées la nuit, bureaux de poste qui fer­ment : les ser­vices publics s’éloignent de nous.

Marcheur·euses pour le cli­mat, fin du monde, fin du mois : mêmes respon­s­ables, même com­bat. Les géants du pét­role gag­nent sur nos pleins et sur la planète. Le cap­i­tal­isme pille et exploite le vivant sous toutes ses formes, il est indis­pens­able de lut­ter ensem­ble pour défendre les vivants humains et non humains, de la pré­da­tion des multi­na­tionales et des gou­verne­ments qui les ser­vent. Le 26 sep­tem­bre, nous étions 131 000 dans plus de 260 march­es partout en France.

Quartiers pop­u­laires, vous avez con­nu les LBD et les humil­i­a­tions bien avant les gilets jaunes.

Le 17 octo­bre 1961, à Paris, la police de Papon mas­sacrait des Algérien·nes qui man­i­fes­taient paci­fique­ment. Soix­ante-cinq ans après, le racisme sert tou­jours à divis­er celleux qui ont les mêmes fins de mois.

Retraité·es, per­son­nes hand­i­capées, chômeur·euses, pré­caires, allo­ca­tions gelées, pen­sions rabotées, années de coupes dans l’as­sur­ance chô­mage. Le 17 octo­bre est aus­si la journée mon­di­ale du refus de la mis­ère.

Toutes ces colères ont les mêmes respon­s­ables. Le 17 octo­bre, venons tous·tes ensem­ble : organ­isons-nous et man­i­fe­stons !

Les modes d’ac­tion seront mul­ti­ples.

Dans toutes les grandes villes, nous marcherons autrement, lycéen·nes, étudiant·es, par­ents, syn­di­cats, gilets jaunes, dans des cortèges com­muns et déclarés. Face aux vio­lences poli­cières, notre meilleure pro­tec­tion, c’est d’être ensem­ble et d’être nom­breuses et nom­breux. Soyons des mil­lions.

Faisons autrement.

La mobil­i­sa­tion pren­dra aus­si d’autres formes : sur les ronds-points, devant les sta­tions-ser­vice, les dépôts pétroliers et les raf­finer­ies, organ­isons des actions, de la désobéis­sance civile, des piquets de grève ou de musique, des bar­rages fil­trants, des assem­blées… Soyons partout !

Viens avec ta famille, tes potes, ta classe. Mets ton gilet. Filme, poste, partage, racon­te.

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