Une grande marche nationale unitaire est organisée dans différentes villes de France le 20 septembre, à 11h à Saint-Étienne, Bourse du travail à l’appel de la CNT, Al Qalam, le NPA, la LDH, l’AFPS, LFI, Urgence Palestine, Solidaires, le POI, la LP
Nous avons présenté cette loi début juillet, notamment à partir d’explications sur sa dangerosité par Amnesty International et Reporterre.
COMMUNIQUE NATIONAL COMMUN
Plus de 730 000 personnes ont signé la pétition contre la proposition de loi instaurant une présomption d’usage légitime de l’arme. Ce chiffre suffisait à ouvrir un débat à l’Assemblée. La pétition a été clôturée sans discussion. Refuser d’entendre 730 000 citoyennes et citoyens est un choix politique.
Ce refus montre que l’État de droit recule par étapes et que les pratiques autoritaires commencent lorsque le droit cesse de limiter le recours à la force de l’État.
Depuis 2017 et l’adoption de l’article L.435–1 du code de la sécurité intérieure, au moins trente-cinq occupants de véhicules ont été tués par des tirs policiers lors de refus d’obtempérer, sans qu’aucun bilan n’ait été dressé, ni aucune remise en question engagée. Au contraire, cette proposition de loi n°691 vient aggraver ce cadre en créant une protection des policiers telle qu’après un tir mortel il n’y aura plus d’enquête, plus de placement du policier en garde-à-vue, pas de collecte de preuves. C’est l’impunité que ce texte renforce. La garde-à-vue n’est pas une sanction mais un acte d’enquête qui permet d’empêcher la concertation des suspects pour rechercher la vérité. Cette loi viendrait imposer une vérité : le policier a toujours eu raison de tirer.
Nous sommes nombreux et organisés : familles de victimes, associations, syndicats, ONG, juristes, magistrats, universitaires, artistes et citoyens. Nous partageons une même conviction : l’usage de la force létale ne peut échapper au contrôle du droit.
Le 20 septembre, le débat refusé aura lieu dans la rue. Construisons un rapport de force.
REJOIGNEZ LA MARCHE
Signataires (au 22 juillet) : Stop aux violences d’Etat (Save), Comité Vérité pour Adama, LDH (Ligue des droits de l’Homme / droits humains), Syndicat de la magistrature ℠, Syndicat des avocats de France (SAF), Flagrant déni, Amnesty international France, France insoumise (LFI), Parti socialiste (PS), Parti communiste français (PCF), Europe écologie les verts, Groupe Ecologiste et social.
