Une carte des différentes organisations technocritiques

Suite à une ren­con­tre à Saint Denis (93) le 4 octo­bre 2024, à laque­lle nous avons par­ticipé avec plusieurs de ces asso­ci­a­tions et col­lec­tifs, il a été con­fié à l’as­so­ci­a­tion Lève les Yeux de réalis­er une car­togra­phie des dif­férentes organ­i­sa­tions inter­venant dans le domaine tech­n­o­cri­tique. Nous la remer­cions pour ce tra­vail d’in­ven­taire ambitieux.

Ces organ­i­sa­tions sont classées dans dif­férentes caté­gories :

Prévention santé
  • Lève les yeux : asso­ci­a­tion qui promeut la décon­nex­ion via l’animation d’actions de sen­si­bil­i­sa­tion pour tous les publics.
  • Alerte Écrans : Asso­ci­a­tion pour l’éducation à la réduc­tion du temps écran.
  • Cheva­liers du Web : Actions de sen­si­bil­i­sa­tion aux dan­gers liés à la sur­ex­po­si­tion aux écrans.
  • Enfance – Télé : Dan­ger : Asso­ci­a­tion qui vise à pro­mou­voir et faire appli­quer les Droits de l’Enfant, en par­ti­c­uli­er les arti­cles 17 et 19 de la Con­ven­tion Inter­na­tionale des Droits de l’Enfant.
  • Pacte Smart­phone : groupe de par­ents, avec pour objec­tif de faire baiss­er la pres­sion sociale autour du 1er smart­phone en aidant les par­ents à soit don­ner un télé­phone basique, soit ne pas en don­ner du tout.
  • CoSE (Col­lec­tif Sur­ex­po­si­tion Écrans) : Col­lec­tif con­sti­tué de prati­ciens de san­té de ter­rain spé­cial­isés sur la sur­ex­po­si­tion aux écrans.
  • Screen­peace : l’association réu­nit des psy­cho­logues et vise à lut­ter con­tre la sur­ex­po­si­tion aux écrans, en par­ti­c­uli­er chez les enfants.
  • Dix jours sans écrans : Asso­ci­a­tion quior­gan­ise des défis de décon­nex­ion pour sen­si­bilis­er les par­ents et les enfants aux dan­gers des écrans, réper­to­rie les défis organ­isés partout en France et appuie les ini­tia­tives de défi en dif­fu­sant des out­ils de préven­tion.
Numérique éducatif

Par­ents

Enseignants

  • Appel de Beauchas­tel : col­lec­tif d’enseignants et de par­ents d’élèves en lutte con­tre l’invasion numérique à l’école.
  • Éduca­tion numérique raison­née : col­lec­tif de pro­fesseurs et de per­son­nels de direc­tion qui appelle à une édu­ca­tion numérique raison­née pour regag­n­er l’attention des élèves et élever le niveau de l’école, de la Mater­nelle à la Ter­mi­nale.
Techno-critique
  • Écran total : asso­ci­a­tion qui dénonce et s’oppose depuis plusieurs années au bas­cule­ment de l’entier de nos sociétés et de nos vies vers le mod­èle indus­triel, et fédère celles et ceux qui s’y opposent.
  • Tech­nol­o­gos : asso­ci­a­tion qui vise à alert­er l’opinion sur les con­séquences de cette pré­va­lence de la tech­nique et de fix­er les bases d’une éthique nou­velle, sur laque­lle les hommes pour­raient recou­vr­er une lib­erté per­due, en reprenant le con­trôle du proces­sus tech­ni­cien.
  • Pièces et main d’œuvre : ate­lier de brico­lage pour la con­struc­tion d’un esprit cri­tique. Enquêtes, man­i­fes­ta­tions, réu­nions, livres, tracts, affich­es, brochures, inter­ven­tions médi­a­tiques et sur Inter­net, afin de bat­tre en brèche la tyran­nie tech­nologique, et d’élaborer de techno­pole à techno­pole une con­nais­sance et une résis­tance com­munes.
  • Halte au con­trôle numérique : Halte au con­trôle numérique est un col­lec­tif stéphanois for­mé en 2019, « cri­tique du tout-numérique ».
  • Anti-tech résis­tance : mou­ve­ment révo­lu­tion­naire inter­na­tion­al qui a pour objec­tif de déman­tel­er le sys­tème tech­nologique pour stop­per la dévas­ta­tion du monde et empêch­er l’extinction de l’espèce humaine.
Enjeux démocratiques, protection des données
  • La Quad­ra­ture du Net : La Quad­ra­ture du Net promeut et défend les lib­ertés fon­da­men­tales dans l’environnement numérique. L’association lutte con­tre la cen­sure et la sur­veil­lance, que celles-ci vien­nent des États ou des entre­pris­es privées. Elle ques­tionne la façon dont le numérique et la société s’influencent mutuelle­ment. Elle œuvre pour un Inter­net libre, décen­tral­isé et éman­ci­pa­teur.
  • Ligue des droits de l’homme : asso­ci­a­tion de défense des droits humains se don­nant pour objec­tif d’observer, défendre et pro­mulguer les droits de l’Homme au sein de la République française dans toutes les sphères de la vie publique.
  • Le Mou­ton numérique : col­lec­tif de réflex­ion tech­n­o­cri­tique sur les enjeux que posent les tech­nolo­gies à nos sociétés. Il regroupe des per­son­nes qui s’interrogent indi­vidu­elle­ment et souhait­ent pass­er à l’échelon col­lec­tif dans un cadre asso­ci­atif et col­lab­o­ratif.
  • Chang­er de cap : le col­lec­tif a pour objec­tif de favoris­er la con­ver­gence entre les reven­di­ca­tions sociales et écologiques, la défense du ser­vice pub­lic, la recherche d’une démoc­ra­tie réelle, qui toutes met­tent en lumière une même néces­sité de chang­er le sys­tème.
  • Vox Pub­lic : Vox Pub­lic appuie les asso­ci­a­tions et col­lec­tifs qui veu­lent influ­encer les poli­tiques publiques pour réduire les injus­tices sociales et envi­ron­nemen­tales, com­bat­tre les dis­crim­i­na­tions ain­si que défendre l’État de droit et les lib­ertés.
  • #JeSu­is­Là : asso­ci­a­tion qui lutte con­tre la haine, la dés­in­for­ma­tion et encour­age le civisme en ligne pour faire d’Internet un endroit meilleur.
  • Fra­ma­soft : Fra­ma­soft est un réseau d’éducation pop­u­laire con­sacré prin­ci­pale­ment au logi­ciel libre.
  • Design­ers éthiques : asso­ci­a­tion qui explore les pra­tiques de con­cep­tion numérique. Tra­vaille à la capac­i­ta­tion des design­ers et des pro­fes­sion­nels du numérique pour pro­duire un numérique éman­ci­pa­teur, durable et désir­able.
Régulation ou résistance à la publicité
  • Amis de la Terre : Les Amis de la Terre mili­tent pour une tran­si­tion vers des sociétés souten­ables au Nord comme au Sud. Son approche intè­gre à la fois des prob­lé­ma­tiques sociales, économiques et envi­ron­nemen­tales.
  • CODE (Com­mu­ni­ca­tion et démoc­ra­tie) : L’association Com­mu­ni­ca­tion et démoc­ra­tie appelle à une refonte de la société de la com­mu­ni­ca­tion. Elle œuvre à la réap­pro­pri­a­tion des moyens d’influence pour con­tribuer à la jus­tice écologique et sociale et au renou­veau démoc­ra­tique, afin de met­tre au cen­tre la préser­va­tion du bien-être col­lec­tif.
  • Résis­tance à l’agression pub­lic­i­taire : L’association a pour objet prin­ci­pal de lut­ter con­tre les effets négat­ifs, directs et indi­rects, des activ­ités pub­lic­i­taires sur l’environnement et les citoyen·ne·s.
  • Les déboulon­neurs : Col­lec­tif antipub né à Paris qui se con­cen­tre sur la lutte con­tre l’omniprésence de l’affichage extérieur et la pro­liféra­tion des écrans numériques.
  • Plein la vue : Col­lec­tif deman­dant une forte diminu­tion de la pres­sion pub­lic­i­taire dans la métro­pole lyon­naise.
Impact écologique du numérique
  • Agir pour l’environnement : asso­ci­a­tion de mobil­i­sa­tion citoyenne œuvrant pour une planète viv­able. L’association fait pres­sion sur les respon­s­ables poli­tiques et décideurs économiques en menant des cam­pagnes réu­nis­sant un large réseau d’associations et de citoyens.
  • HOP (Halte à l’obsolescence pro­gram­mée) : HOP est une asso­ci­a­tion qui lutte depuis 2015 con­tre l’Obsolescence pro­gram­mée et pour la dura­bil­ité de pro­duits.
  • Green­peace : La mis­sion de Green­peace : don­ner une voix à la planète et pro­téger notre avenir. Green­peace mène des actions sur terre et en mer selon les principes de non-vio­lence pour pro­téger l’environnement et pro­mou­voir la paix.
  • Point de MIR : Point de M.I.R met en lumière les impacts envi­ron­nements et humains du numérique.
  • Fresque du numérique : sen­si­bilis­er à tra­vers l’atelier « La Fresque du Numérique » aux prob­lèmes envi­ron­nemen­taux du secteur du numérique, et pro­mou­voir toute action pour évoluer vers un numérique plus souten­able.
  • Green­IT : asso­ci­a­tion qui fédère les experts à l’origine des démarch­es de sobriété numérique, numérique respon­s­able, éco­con­cep­tion de ser­vice numérique et slow tech.
  • Insti­tut du Numérique Respon­s­able : l’INR souhaite devenir un acteur de référence rassem­blant entre­pris­es et organ­i­sa­tions autour de l’expérimentation et la pro­mo­tion de bonnes pra­tiques pour un numérique plus régénéra­teur, inclusif et éthique.
  • Sys­tEx : l’association Sys­tExt (Sys­tèmes Extrac­t­ifs et Envi­ron­nements) regroupe des pro­fes­sion­nels en activ­ité ayant un intérêt com­mun pour les sys­tèmes extrac­t­ifs, en par­ti­c­uli­er miniers, et des com­pé­tences pour s’approprier les prob­lé­ma­tiques tech­niques asso­ciées à ces activ­ités.
  • Stop­Mi­cro : col­lec­tif qui s’oppose à l’expansion de Soitec et STMi­cro­elec­tron­ics dans la val­lée du Gré­si­vau­dan (près de Greno­ble), qui con­som­ment beau­coup d’eau et pol­lu­ent l’environnement
  • L’Atelier paysan : Coopéra­tive d’autoconstruction qui aide les agricul­teurs et agricul­tri­ces dans la con­cep­tion et la fab­ri­ca­tion de machines et de bâti­ments adap­tés à une agroé­colo­gie paysanne. Elle con­tribue notam­ment à la réap­pro­pri­a­tion des savoirs faire face à la numéri­sa­tion en cours de l’agriculture.
Impact sanitaire et environnemental des ondes
  • PRIARTEM / Elec­trosen­si­bles de France : Pour rassem­bler, informer et agir sur les risques liés aux tech­nolo­gies élec­tro­mag­né­tiques.
  • Groupes locaux anti linky et anti 5G : dif­férents col­lec­tifs locaux lut­tant con­tre l’absence de débat démoc­ra­tique et l’imposition d’antennes et de cap­teurs. Notam­ment le regroupe­ment Stop Linky.
  • Cœur d’EHS : « Asso­ci­a­tion d’Êtres Humains Sen­si­bles et Sol­idaires pour une entraide col­lab­o­ra­tive », Cœurs d’EHS s’est don­né pour objec­tifs d’informer sur les risques san­i­taires de la pol­lu­tion élec­tro­mag­né­tique, faire (re)connaître l’Électro Hyper Sen­si­bil­ité (EHS) et apporter aide et sou­tien aux per­son­nes élec­trosen­si­bles en dif­fi­culté.
  • Robin des toits : asso­ci­a­tion qui alerte sur les dan­gers de la télé­phonie mobile, du wifi, du DECT et des antennes-relais pour la san­té humaine et envi­ron­nemen­tale.
International

Union Européenne

  • Man­i­feste OFF : Le Man­i­feste OFF vise à tir­er la son­nette d’alarme sur le point cri­tique auquel nous sommes en train d’arriver quant à notre rap­port à la tech­nolo­gie numérique, et pro­pose une série de mesures con­crètes pour affron­ter ce défi.
  • Euro­peans for Safe Con­nec­tions : organ­i­sa­tion de coor­di­na­tion qui vise à rassem­bler toutes les organ­i­sa­tions et les par­ties prenantes en Europe, qui se con­sacrent à la réduc­tion de la pol­lu­tion par les ondes élec­tro­mag­né­tiques.
  • Peo­ple VS Big Tech : Peo­ple vs Big Tech est un mou­ve­ment qui se bat pour ren­vers­er le mod­èle com­mer­cial pré­da­teur des géants de la tech­nolo­gie et chang­er l’internet pour de bon.

Bel­gique

Educode : Informer, for­mer et réfléchir aux défis du numérique.

Brésil

Insti­tut Delete : Nés au sein de l’Institut de psy­chi­a­trie de l’Université Fédérale de Rio de Janeiro, l’institut étudie l’impact de la tech­nolo­gie sur la san­té. Sa mis­sion est de recadr­er la rela­tion avec les écrans et de partager les con­nais­sances pour con­stru­ire une rou­tine plus saine pour les enfants, les ado­les­cents et les adultes.

Afrique

Généra­tion Lumière : Asso­ci­a­tion qui mobilise et alerte, au Con­go et en France, con­tre l’extraction minière néces­saire à la fab­ri­ca­tion des objets numériques.

Etats-Unis

  • Tech Trans­paren­cy Project : Le TTP est un cen­tre d’information et de recherche pour les jour­nal­istes, les uni­ver­si­taires, les décideurs poli­tiques et les mem­bres du pub­lic intéressés par l’exploration de l’influence des grandes plate­formes tech­nologiques sur la poli­tique et sur nos vies.
  • Cen­ter for Humane Tech­nol­o­gy : cherche à expos­er les moteurs des tech­nolo­gies extrac­tives qui ori­en­tent nos pen­sées, nos com­porte­ments et nos actions.
  • Safe Tech Inter­na­tion­al : Safe Tech Inter­na­tion­al cherche à met­tre fin à la mise en œuvre de tech­nolo­gies incom­pat­i­bles avec la san­té, le bien-être, l’environnement et la vie.
  • The Anx­ious Gen­er­a­tion : Motiv­er et respon­s­abilis­er les ado­les­cents, les par­ents, les édu­ca­teurs, les décideurs poli­tiques et les lead­ers de l’industrie tech­nologique afin qu’ils agis­sent col­lec­tive­ment pour libér­er les enfants et les ado­les­cents d’une enfance passée en grande par­tie seuls sur des écrans, et pro­mou­voir au con­traire l’indépendance, le jeu libre et la respon­s­abil­ité dans le monde réel.