Le collectif "Attention" propose une charte municipale "Plus d'humain, moins d'écrans"

Notre collectif a participé à l'élaboration d'une plateforme : 10 propositions pour une désescalade numérique (détaillées dans l'article en lien, rédigées par 12 organisations).

Dans un angle différent, le collectif Attention (qui regroupe 11 associations), propose une charte "Plus d’humain, moins d’écrans" aux candidat.es pour les municipales de mars prochain. Ces candidat.es peuvent la signer en ligne.

Ces deux initiatives relèvent de la même philosophie, limiter l'usage du numérique et redonner toute sa place à l'humain, avec quelques variantes et beaucoup de points communs. Nous soutenons ! Nous avions participé à leurs assises 2024.

Charte municipale : Plus d'humain, moins d'écrans

Les municipalités ont un rôle majeur de protection à jouer et en particulier à l’égard de la jeunesse. Elles peuvent faire le choix de s’engager dans une politique de prévention des risques liés à la surexposition aux écrans, de promotion de la déconnexion et du vivre ensemble.

Le Collectif Attention réunit 11 associations engagées face à la surexposition aux écrans. Elles mettent 4 propositions à la disposition des équipes candidates aux élections municipales, afin qu’elles s’engagent elles aussi et prennent leurs responsabilités en faveur d’une santé préservée, d’une éducation plus humaine et respectueuse de l’intérêt supérieur de l’enfant mais aussi d’une société plus harmonieuse.

Valoriser les initiatives vertueuses : rencontres littéraires, sportives, événements culturels, moments de convivialité intergénérationnels, etc…

Accentuer l’effort de prévention auprès des familles : conférences, ateliers parents, interventions auprès des jeunes, défi 10 jours sans écran, etc…

Diffuser des messages de prévention sur les supports de communication de la commune :

  • Pas d’écran avant 6 ans (en ligne avec le souhait de 70% des français) ;
  • Après 6 ans, appeler à une exposition contrôlée, accompagnée, non connectée et modérée (seulement le week-end) ;
  • Pas de smartphone (téléphone connecté à internet) avant 15 ans minimum ;
  • Pas d’écran connecté avant 15 ans sans adulte accompagnateur ;
  • Promouvoir la règle des 4 PAS : pas d’écran dans la chambre, pas le matin, pas pendant le repas et pas avant de dormir.

Former les personnels aux besoins de l’enfant et sur les activités qui stimulent leur développement comme prévu par la loi.

Former les professionnels petite enfance et enfance de la commune (crèches, halte-garderie, ATSEM, centre de loisirs, etc) aux enjeux de la surexposition aux écrans, afin d’en faire des relais du discours de prévention.

Donner des consignes claires : pas de smartphone ni écran pour les professionnels en présence des enfants, sauf situation d’urgence.

Privilégier des organismes indépendants de l’industrie numérique pour toute action de formation ou de prévention.

Mettre fin à la présence d’écran dans les lieux d’accueil d’enfants de moins de trois ans, conformément au décret du 2 juillet 2025 relatif à l’interdiction des écrans avant 3 ans dans les établissements d’accueil du jeune enfant.

Limiter au maximum la place des écrans dans les bibliothèques et les médiathèques et ne pas laisser les jeunes y accéder seuls.

Mettre fin à la distribution d’écrans dans les écoles maternelles
et élémentaires
 en appliquant le principe "plus de livres, moins d’écrans".

  • Aucun financement d’écran dans les écoles maternelles ;
  • Pas de financement des Espaces Numériques de Travail (ENT)dans les écoles primaires, afin de ne pas favoriser les devoirs sur écran et de garantir le droit à la déconnexion des familles ;
  • Aucun financement d’écran individuel, en dehors de l’enseignement de l’informatique, dans les écoles élémentaires ;
  • Aucune distribution d’écrans individuels à rapporter à la maison ; cahiers et livres non remplacés par des outils numériques.

Faire du périscolaire, des centres de loisirs et des colonies un temps de vie déconnecté.

Éviter d’installer des écrans publicitaires dans l’espace communal.

Proposer un service public humain en donnant le choix aux administrés d’effectuer leurs démarches communales sans numérique.

Défendre auprès des agences de l’État un service libre de numérique pour effectuer les démarches administratives, pour recevoir une information ou un enseignement.