Halte au contrôle numérique s’engage contre le RN

Nous faisons face à un dan­ger immé­di­at : l’heure n’est pas aux divi­sions ou aux cri­tiques, mais à l’action com­mune, en sur­mon­tant la cas­sure entre mou­ve­ments poli­tiques, soci­aux et citoyens, préju­di­cia­ble à la résis­tance et à la trans­for­ma­tion sociale.

Il est indis­pens­able de faire bar­rage à la pos­si­bil­ité pour l’extrême droite de met­tre en appli­ca­tion ses pro­jets racistes et fas­cistes en par­tic­i­pant active­ment à la cam­pagne lég­isla­tive dans une dynamique uni­taire.

C’est pourquoi nous signons et relayons divers appels :

Tri­bune stéphanoise de sou­tien au Nou­veau Front Pop­u­laire

Parce qu’une élec­tion n’est jamais jouée d’avance, nous, citoyen·nes stéphanois.e.s, acteurs et actri­ces de la société civile, travailleur·ses du monde de l’en­tre­prise, du monde asso­ci­atif, de la san­té, de l’en­seigne­ment et de la recherche, du sport et de la cul­ture, appelons solen­nelle­ment à s’unir con­tre l’ex­trême droite.

Depuis des années, les gou­verne­ments dégradent et pri­va­tisent les ser­vices publics et la sécu­rité sociale, aggravent la pau­vreté, détri­co­tent le droit du tra­vail et les droits soci­aux, font des immigré·es, des per­son­nes racisées et des plus pré­caires des boucs-émis­saires. Ce faisant, ils frag­ilisent des pans entiers de la société et banalisent les idées d’extrême droite. Les con­tourne­ments répétés du Par­lement, le mépris affiché vis-à-vis des mobil­i­sa­tions sociales, notam­ment lors de la réforme des retraites, et la mise en équiv­a­lence sys­té­ma­tique de l’ex­trême droite et du bloc de gauche ajoutent encore à la dégra­da­tion de la con­fi­ance en la démoc­ra­tie. Dès lors, le macro­nisme porte une lourde respon­s­abil­ité dans les derniers résul­tats élec­toraux.

Der­rière son appar­ente nor­mal­i­sa­tion, le Rassem­ble­ment nation­al reste un par­ti ani­mé par des idées racistes. Der­rière ses dis­cours en direc­tion des class­es pop­u­laires, le RN ne défend pas la jus­tice sociale : il a voté con­tre les mesures d’augmentation des salaires et du pou­voir d’achat. Der­rière sa pré­ten­tion à pro­téger les femmes et à défendre l’environnement, il ne sou­tient ni les mesures écologiques ni les droits des femmes. Dans ses mots et dans ses actes, le Rassem­ble­ment nation­al n’a de cesse de s’at­ta­quer aux idées pro­gres­sistes et à celles et ceux qui les por­tent.

Les scores réal­isés par le RN sur le ter­ri­toire stéphanois ne reflè­tent pas l’e­sprit de notre ville, accueil­lante, human­iste et cos­mopo­lite.

Nous ne pou­vons donc nous résoudre à voir arriv­er l’ex­trême droite au pou­voir et nous appelons chacun·e à oppos­er au fas­cisme un front uni à gauche.

Les dimanch­es 30 juin et 7 juil­let, nous sou­tien­drons le Nou­veau Front Pop­u­laire pour la jus­tice sociale, l’in­vestisse­ment mas­sif dans les ser­vices publics et la lutte con­tre toutes les formes de vio­lences et de dis­crim­i­na­tions.

Lien vers la péti­tion https://soutiennfpsainteti.wixsite.com/soutiennfpstephanois

Con­tact : soutiennfpsaintetienne@gmail.com

Pour sign­er la péti­tion https://framaforms.org/je-souhaite-egalement-signer-la-tribune-1719429782

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Ensem­ble con­tre l’ex­trême droite

Nous, syn­di­cats et asso­ci­a­tions, avons décidé d’agir ensem­ble sur tous les ter­ri­toires pour bat­tre l‘extrême droite lors des élec­tions lég­isla­tives des 30 juin et 7 juil­let 2024 et porter ensem­ble des mesures con­crètes de sol­i­dar­ité, d’égalité et de jus­tice. Nous en appelons à la mobil­i­sa­tion de toutes et tous.

La vic­toire des extrêmes droites aurait les mêmes con­séquences dra­ma­tiques que celles qu’on a pu voir là où elles ont pu gou­vern­er ou gou­ver­nent. Aux Etats-Unis de Trump, dans la Russie de Pou­tine, la Hon­grie de Orban, l’Argentine de Milei, la Pologne du PiS, l’Italie de Mel­oni, la lib­erté est piét­inée, les droits ont été bafoués, les ser­vices publics et les poli­tiques sociales, étran­glés. Dans tous ces pays, la vio­lence, la haine de l’autre ont rem­placé les valeurs d’égalité, de sol­i­dar­ité, de fra­ter­nité.

Nous devons tout faire pour éviter que cela ne nous arrive.

Certes, la défaite des extrêmes droites ne suf­fi­ra pas à garan­tir la mise en œuvre de poli­tiques publiques répon­dant aux iné­gal­ités, injus­tices, et à l’urgence sociale et envi­ron­nemen­tale. Mais sa vic­toire en com­pro­met­trait rad­i­cale­ment la per­spec­tive.

Le recul des droits, la régres­sion des lib­ertés aux­quels nous avons assisté ces dernières années, les choix poli­tiques tour­nant le dos au pro­grès social, la mal­trai­tance des pré­caires, l’abandon des ser­vices publics, le mépris des mou­ve­ments soci­aux d’ampleur, comme le com­bat con­tre la réforme des retraites, con­stituent le ter­reau sur lequel l’extrême droite a prospéré.

Bat­tre l’extrême droite dans les urnes, com­bat­tre son pro­jet raciste doit se con­juguer à l’émergence d’un change­ment pro­fond, de rup­tures sociales et écologiques et d’effectivité des droits.

Il est donc cru­cial que cha­cune et cha­cun trou­ve dans l’exercice élec­toral le pro­longe­ment des mobil­i­sa­tions et aspi­ra­tions com­munes. Une réponse de l’ensemble des forces poli­tiques con­sid­érant que les droits sont les mêmes pour toutes et tous est indis­pens­able.

Nous, syn­di­cats et asso­ci­a­tions, serons exigeants pour que les répons­es que nous por­tons pèsent aujourd’hui et demain dans un dia­logue social et civ­il effec­tif.

Dans la société que nous voulons, la lib­erté, l’égalité, la démoc­ra­tie, la sol­i­dar­ité et l’Etat de droit ne sont pas des mots vides de sens mais les principes mêmes qui organ­isent notre vie com­mune, notre avenir com­mun. Sur ces bases, face aux ten­ants de la haine, du racisme, de l’antisémitisme, du sex­isme, de la LGBTQI+phobie, de la régres­sion sociale, et de la destruc­tion du vivant : des alter­na­tives de rup­ture sont néces­saires.

Ensem­ble, nous en appelons à la mobil­i­sa­tion citoyenne. Sans atten­dre, nous appelons à par­ticiper dès ce week-end à toutes les man­i­fes­ta­tions partout en France.

Appel à l’initiative des LDH, Cimade, CFDT, CGT, Fédéra­tion des acteurs de la sol­i­dar­ité, Fédéra­tion des cen­tres soci­aux et socio­cul­turels de France, FSU, Fon­da­tion Abbé Pierre, Green­peace, MRAP, Oxfam, SOS Racisme, Syn­di­cat des avo­cats de France, Syn­di­cat de la Mag­i­s­tra­ture, Unsa, Sol­idaires

Pour sign­er l’ap­pel

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Appel com­mun con­tre l’extrême-droite et sou­tien au Nou­veau Front Pop­u­laire

Il y a presque 5 ans, plus de 2 000 per­son­nes ont signé l’appel des tra­vailleuses et tra­vailleurs du numérique pour une autre réforme des retraites que celle pro­posée par le gou­verne­ment sous la prési­dence d’Emmanuel Macron. Ces luttes aux­quelles nous avons par­ticipé n’étaient que les prémices d’une série de mesures anti-sociales et tou­jours plus vio­lentes à l’égard des plus mod­estes pour asseoir une poli­tique qui vise à amélior­er coûte que coûte la vie des 5% les plus rich­es de France tout en mon­trant du doigt ceux qui subis­sent la vio­lence insti­tu­tion­nelle et la répres­sion poli­cière dès qu’ils trou­vent le courage de pro­test­er.

Aujourd’hui, après l’irresponsable dis­so­lu­tion de notre assem­blée nationale entraî­nant la mon­tée d’un facisme débridé en France qui se sent de plus en plus libre d’exprimer ses idées nauséabon­des, nous voulons porter une parole. Celle des indi­vidus et organ­i­sa­tions qui font le numérique, le pensent mais aus­si le déchiffrent, en font la cri­tique ou en dénon­cent les effets. Nous appelons à soutenir active­ment le Nou­veau Front Pop­u­laire.

Nous, tra­vailleurs et tra­vailleuses, coopéra­tives, entre­pris­es, asso­ci­a­tions, chercheurs et chercheuses, jour­nal­istes et autres acteurs du numérique avons une part de respon­s­abil­ité dans le monde actuel et dans celui qui advien­dra. Nous ne pou­vons la nier et souhaitons aujourd’hui affirmer notre volon­té de con­stru­ire un numérique durable, utile et acces­si­ble et non per­me­t­tre aux out­ils tech­nologiques de servir une poli­tique vio­lente et mor­tifère.

Nous voulons met­tre la tech­nolo­gie au ser­vice du bien com­mun, faire cess­er les iné­gal­ités sys­témiques, répar­tir les richess­es et le pou­voir d’une manière juste et préserv­er notre planète du cat­a­clysme écologique en cours tant qu’il en est encore temps. 

En tant que con­cep­teurs et bâtis­seurs de cet envi­ron­nement numérique, nous voulons aujourd’hui pro­pos­er un mod­èle de société dans lequel la tech­nolo­gie serait au ser­vice des gens. Nous voulons don­ner un accès au pro­grès plutôt que faciliter l’exploitation d’une majorité au prof­it de quelques-uns, nous voulons faciliter la sobriété plutôt que la con­som­ma­tion, faciliter le col­lec­tif et la coopéra­tion plutôt que la sépa­ra­tion et la haine, per­me­t­tre réelle­ment la lib­erté d’expression respectueuse de toutes et tous plutôt que l’oppression ou la sur­veil­lance de masse.

L’enjeu sera, si le Nou­veau Front Pop­u­laire est majori­taire à l’Assemblée nationale à l’issue des futurs scruti­ns du 30 juin et du 7 juil­let prochain, d’attirer l’attention et de main­tenir une exigeante lucid­ité de nos élus sur ces enjeux tech­nologiques. Nous nous enga­geons à répon­dre présents à l’appel de nos députés à l’Assemblée Nationale pour éclair­er les débats sur ces sujets.

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#JeVote­Ser­vice­sPublics

Les ser­vices publics sont un enjeu majeur de ces élec­tions lég­isla­tives et pour­tant ils risquent d’être absents de la cam­pagne.

Les reculs de l’école, de l’hôpital, de la jus­tice ali­mentent le sen­ti­ment d’abandon cap­té par l’extrême-droite. Pour­tant, le RN n’a que trois mots à la bouche : islam, sécu­rité, immi­gra­tion.

Pire, elle veut accélér­er la baisse des moyens des ser­vices publics et de la sécu­rité sociale, tout en y ajoutant des poli­tiques racistes et d’exclusion.

Un anti­dote au vote con­tre l’extrême-droite

Les ser­vices publics sont un pro­jet de société sol­idaire, fort et très con­cret. Ils sont une solu­tion à la cause des prob­lèmes sur lesquels surfe le RN. En par­ler c’est repren­dre du ter­rain : chaque minute passée à par­ler de l’école, des trans­ports, de la san­té, sera pour eux une minute en moins.

Site de la cam­pagne