HIATUS Agriculture : la fuite en avant de l’IA


Mil­i­tants con­tre l’ac­ca­pare­ment de l’eau par STMi­cro­elec­tron­ics et Soitec © Mar­tin Dela­coux / Reporterre

Ci-dessous texte dif­fusé sur le site de L’Ate­lier Paysan, mem­bre de la coali­tion Hia­tus, comme Le Nuage était sous nos pieds, La Quad­ra­ture du net cités dans l’ar­ti­cle. En est aus­si le col­lec­tif Stop Micro, non cité mais co-organ­isa­teur de cer­taines des actions présen­tées.

La fas­ci­na­tion pour le pro­grès tech­nique, sup­posé béné­fique “par nature”, s’incarne désor­mais dans l’engouement offi­ciel pour l’IA. Comme tou­jours avec le numérique, les impacts de l’infrastructure matérielle qui sous-tend son déploiement sem­blent rester dans “le nuage”. Dans la région grenobloise, où ce mythe s’est déjà fra­cassé sur les usines de puces élec­tron­iques, c’est désor­mais un data cen­ter dédié à l’IA qui incar­ne ces nui­sances.

Enfin une min­istre de l’Agriculture qui s’inquiète du déploiement de l’intelligence arti­fi­cielle (IA) ? Annie Genevard a en effet fait part de cer­taines craintes lors d’une inter­view dans le JDD de Bol­loré, le 25 mai.

En cause, non pas la course à la sophis­ti­ca­tion élec­tron­ique des matériels agri­coles ou les out­ils d’aide à la déci­sion qui col­lectent des infor­ma­tions à même de nour­rir des mod­èles infor­ma­tiques de spécu­la­tion sur les récoltes. Mais bien plutôt les mil­liers d’amendements que les député-es de gauche avaient déposé à l’Assemblée nationale con­cer­nant la propo­si­tion de loi Duplomb.

Il est urgent d’y répon­dre, car avec le développe­ment de l’IA, il sera bien­tôt facile pour un député de dépos­er des mil­lions d‘amendements sur un texte”, s’inquiétait la min­istre, qui demandait en fait à répon­dre à la guéril­la par­lemen­taire menée par les opposant-es à cette nou­velle loi en faveur de l’agriculture indus­trielle. Une volon­té anti­dé­moc­ra­tique de “lim­i­ta­tion du droit (con­sti­tu­tion­nel) d‘amendement”, comme le pointait Libéra­tion le lende­main [1].

En févri­er 2024, celle qui était alors députée inter­pel­lait un inter­venant favor­able à l’IA en com­mis­sion des affaires cul­turelles : “comment expliquez-vous que cer­tains pays qui sont allés très avant dans les out­ils numériques font aujourd’hui machine arrière ?” Mais il était alors ques­tion de pra­tiques éduca­tives.

En revanche, quand il s’agit d’agriculture, la min­istre est bien une pro­motrice de l’IA, évidem­ment présen­tée comme une alliée de l’écologie. “Il y a des machines qui peu­vent traiter qua­si­ment au brin d’herbe les mau­vais­es herbes qui per­turbent les pro­duc­tions”, expli­quait-elle début novem­bre en van­tant une réduc­tion “de 70 à 80% [de] l’utilisation des pro­duits phy­tosan­i­taires”.

Elle avait tiré ces chiffres d’un arti­cle de presse, avait expliqué France Info qui avait mon­tré que cette affir­ma­tion était, peut-être à son insu, men­songère. Elle s’inscrivait ain­si dans la droite ligne de ses prédécesseurs, aimant citer les chiffres des vendeurs de machines et sans aucune con­tre-exper­tise indépen­dante.

L’IA, comme tout le déploiement du numérique, est tou­jours présen­tée comme une alliée des agricul­teurs et agricul­tri­ces alors même que le pilotage par algo­rithmes pousse à la stan­dard­i­s­a­tion des pra­tiques et que la course à l’investissement ali­mente la cap­i­tal­i­sa­tion des fer­mes, qui cherchent à grandir pour amor­tir ces coûts et devi­en­nent impos­si­bles à trans­met­tre.

Dit autrement, l’ultra-sophistication élec­tron­ique des matériels agri­coles détru­it les savoirs et savoir-faire paysans et par­ticipe active­ment à la con­cen­tra­tion des exploita­tions. Un désher­beur à pul­véri­sa­tion dite “de pré­ci­sion” guidée par IA, comme celui de la société Eco­ro­bot­ix, coûte env­i­ron 120 000 euros aux­quels il faut ajouter le coût annuel des licences pour les algo­rithmes, selon ses pro­mo­teurs. Pour un désher­beur qui iden­ti­fie et brûle les adven­tices au laser, il faut compter un mil­lion d’euros [2]…

Lorsqu’elle était encore députée, Annie Genevard avait « beau­coup aimé l’idée que “Il faut savoir faire avec ou sans” », pro­pos tenu par un expert audi­tion­né à l’Assemblée sur l’IA dans l’éducation. Dev­enue min­istre, elle n’a aucun prob­lème à favoris­er des dépen­dances tech­nologiques aus­si extrêmes, ce qui revient juste­ment à se priv­er de toute capac­ité de pro­duire notre ali­men­ta­tion sans y avoir recours et achève la trans­for­ma­tion de notre agri­cul­ture en unités de pro­duc­tion pilotées par des agri-man­agers.

La pro­mo­tion de l’IA est aujourd’hui érigée en poli­tique pri­or­i­taire au plan nation­al. Si une stratégie nationale pour l’IA exis­tait depuis 2018, le “som­met pour l’action sur l’IA” en févri­er dernier puis la nou­velle édi­tion le 19 mai du som­met “Choose France” (des­tiné à séduire les grands investis­seurs mon­di­aux) ont été l’occasion de grandes annonces en la matière. Les mil­liards saou­di­ens et émi­ratis pleu­vent sur la Start Up nation, qui entend bien devenir la loco­mo­tive européenne de la guerre indus­trielle en cours avec les États-Unis et la Chine dans ce domaine.

Le gou­verne­ment se tar­gue de recenser un mil­li­er de start-ups dans l’IA (deux fois plus qu’en 2021) et les pro­jets de data-cen­ters se mul­ti­plient en France : 35 sites pré-iden­ti­fiés par le gou­verne­ment en févri­er pour ces super­cal­cu­la­teurs visant à dévelop­per et appro­fondir les “réseaux neu­ronaux” pour rechercher tou­jours plus de per­for­mance, et quelques pro­jets mon­strueux con­fir­més en mai.

Source : à gauche, carte fournie par l’Elysée lors du “som­met pour l’action sur l’IA”, en févri­er ; à droite, info­gra­phie Le Monde, 1er juin 2025, suite au som­met Choose France.

Les data cen­ters (y com­pris pour le stock­age de don­nées, pas unique­ment pour le cal­cul) sont aujourd’hui au nom­bre de 322 en France, représen­tant une puis­sance totale de 1 GigaWatts (GW), soit peu ou prou la puis­sance nom­i­nale d’une tranche de cen­trale nucléaire.

Avec l’IA, cette puis­sance cumulée par les data cen­ters va être plus que décu­plée : “Les con­trats de rac­corde­ment au réseau signés avec des por­teurs de pro­jets de data cen­ters représen­tent 6 GW de capac­ité, et les deman­des en cours de négo­ci­a­tion 6 GW égale­ment, soit 12 GW au total”, résume Le Monde (1er juin 2025). Si l’ensemble des pro­jets annon­cés ces dernières années voy­aient le jour, le total atteindrait 60 GW, soit l’équivalent du parc actuel de cen­trales nucléaires en France. De quoi “jus­ti­fi­er” la con­struc­tion de nou­veaux réac­teurs EPR…

En jeu, nous dit-on, la “sou­veraineté” : avoir ces instal­la­tions en Europe, et a for­tiori en France, nous pro­tégerait d’ingérences poli­tiques étrangères. Sauf que ces investis­seurs répon­dent à des logiques com­mer­ciales au sein de fil­ières imbriquées dans des échanges totale­ment mon­di­al­isés : la présence d’infrastructures en France préserve éventuelle­ment de cer­tains actes régle­men­taires de l’administration états-uni­enne, mais il est hyp­ocrite de laiss­er croire que cette tech­nolo­gie se retrou­ve sous­traite aux marchés mon­di­aux des com­posants de ces serveurs et de la pro­priété intel­lectuelle des don­nées qu’ils abri­tent [3]. Et ces infra­struc­tures ne sont pas réal­isées à la place d’autres investisse­ments sim­i­laires ailleurs, mais en plus, dans une logique de guerre indus­trielle sup­posée jus­ti­fi­er d’accélérer l’escalade.

Le numérique invis­i­bilise le plus sou­vent les infra­struc­tures sup­port. Cet éloigne­ment ali­mente le sen­ti­ment de “dématéri­al­i­sa­tion”, même si plus per­son­ne ne défend sérieuse­ment cette idée. Reste que la notion de cloud arrime dans notre incon­scient col­lec­tif l’évanescence du numérique : on envoie des don­nées dans le “nuage”, et une requête IA sem­ble toute aus­si abstraite.

A Mar­seille, deux­ième “hub” numérique de l’hexagone après l’Île de France, les data cen­ters se sont mul­ti­pliés à la faveur de la présence d’une quin­zaine de câbles sous-marins qui relient le pays à une large par­tie du monde. Un col­lec­tif s’est créé fin 2023 pour se mobilis­er con­tre cette nou­velle spé­cial­i­sa­tion de la cité phocéenne. “Le Nuage était sous nos pieds” a ain­si enquêté et mon­tré l’impact physique de ces instal­la­tions, notam­ment en ter­mes d’appropriation des ressources en eau puisque les instal­la­tions étudiées ont recours à un sys­tème de refroidisse­ment basé sur la cir­cu­la­tion d’eau, le Riv­er Cool­ing.

Ces impacts locaux se dou­blent évidem­ment d’effets dévas­ta­teurs beau­coup plus loin­tains, et facile­ment ignorés : l’extractivisme néces­saire à l’obtention des com­posants de ces serveurs, les rejets tox­iques et pra­tiques anti­so­ciales des usines dans lesquelles ils sont trans­for­més et assem­blés, les fil­ières légales ou mafieuses “d’élimination” des déchets élec­tron­iques qui vont intox­i­quer d’autres milieux naturels et d’autres pop­u­la­tions…

Du fait des “besoins” de cal­culs [4], ces effets sont démul­ti­pliés dans le cas de l’intelligence arti­fi­cielle, comme le rap­pelait en févri­er la coali­tion Hia­tus (dont fait par­tie L’Atelier Paysan), dans son man­i­feste “L’IA con­tre les droits humains, soci­aux et envi­ron­nemen­taux”.

Autour de Greno­ble, où se situe le siège de L’Atelier Paysan, on se heurte hélas à ces prob­lé­ma­tiques avec l’extension des usines de micro­processeurs, ST Micro et Soitec, con­tre lesquelles une mobil­i­sa­tion s’élargit depuis quelques années et à laque­lle nous nous sommes asso­cié-es.

Depuis quelques mois, il est ques­tion du développe­ment d’un super­cal­cu­la­teur gigan­tesque. Instal­lé dans les locaux d’un ancien data-cen­ter (ce qui lim­ite les procé­dures régle­men­taires pour entraver sa con­struc­tion), un pro­jet se déploie avec des ambi­tions gigan­tesques. Le por­teur de pro­jet, DataOne, n’a ain­si pas hésité à annon­cer dans les médias une puis­sance de 1 GW, se plaçant ain­si en haut du podi­um des “plus grands super­cal­cu­la­teurs d’Europe”.

L’objectif serait en réal­ité d’atteindre cette puis­sance en cumu­lant avec celle de son dou­ble dans le nord de l’Isère, près de Lyon, à Ville­fontaine – soit tout de même 500 MW par site. Sauf que les ser­vices de la métro­pole grenobloise l’assurent : le dossier intro­duit ne con­cern­erait “que” deux tranch­es suc­ces­sives de 100 MW, soit un objec­tif de 200 MW con­nu de l’administration.

La dif­férence est énorme, mais l’impact reste con­sid­érable. Pas tant en ter­mes de con­som­ma­tion d’eau, ici, puisque le refroidisse­ment serait assuré selon une boucle fer­mée avec échangeurs de chaleur (tech­nique dite du Direct Liq­uid Cool­ing).

Mais, au niveau con­som­ma­tion élec­trique, ce n’est rien de moins que le dou­ble­ment de la con­som­ma­tion domes­tique de l’agglomération grenobloise : cette puis­sance n’est pas util­isée totale­ment en per­ma­nence, mais même avec un ratio de 70 %, cela sig­ni­fie 1,2 Twh/an, soit la con­som­ma­tion annuelle de 550 000 per­son­nes… Et si DataOne pousse à 500 MW comme il le pré­tend, les 3,07 Twh/an équiv­a­lent à ce que 1,38 mil­lion d’habitants con­som­meraient dans l’année.

Dit autrement, l’industrie numérique du ter­ri­toire fait virtuelle­ment dou­bler la pop­u­la­tion grenobloise, entre les usines de micro­processeurs qui doivent con­som­mer autant d’eau que les habi­tant-es de la ville et ce super­cal­cu­la­teur qui doit absorber plus d’électricité que les riverain-es de son aggloméra­tion.

Cette élec­tric­ité sera qua­si inté­grale­ment trans­for­mée en chaleur, dite “fatale” car pro­duite par les serveurs sans que ce soit l’objectif. Le patron de DataOne mis­ait sur le réseau de chaleur de la com­pag­nie de chauffage de Greno­ble, pour “offrir [ses] kilo­watts” à la col­lec­tiv­ité, comme il l’a dit en ren­dez-vous début avril à une délé­ga­tion de mil­i­tant-es d’Alter­nat­i­ba 38.

Une générosité à peine intéressée, puisque la régle­men­ta­tion, bien peu con­traig­nante, oblige les nou­veaux data cen­ters à val­oris­er la chaleur… mais seule­ment dans la mesure où c’est tech­nique­ment et économique­ment pos­si­ble. Une belle hypocrisie régle­men­taire, qui ne per­met pas d’empêcher un pro­jet qui laisse finale­ment s’échapper cette chaleur. Le prob­lème est juste­ment qu’à Greno­ble, le réseau de chauffage urbain, ali­men­té notam­ment par l’usine d’incinération des déchets, est sous pres­sion et à haute tem­péra­ture (120°C) et ne peut donc pas vrai­ment inté­gr­er la chaleur fatale de ce data cen­ter, qui sor­ti­ra entre 55 et 60°C.

Les pre­mières études tech­niques mon­trent un besoin d’investissement de 10 mil­lions d’euros pour la col­lec­tiv­ité… pour ne val­oris­er que l’équivalent de 15 MW. La chaleur fatale de ce data cen­ter géant risque donc fort prob­a­ble­ment d’être offerte… à l’atmosphère ambiante, dans une ville qui con­naît régulière­ment des épisodes de canicule (avec un record de 43°C en 2023).

Avec la mul­ti­pli­ca­tion des data cen­ters liée à nos usages numériques et stim­ulée par l’engouement offi­ciel pour l’IA, cette ques­tion se pose évidem­ment ailleurs. Dans son avis sur un futur data cen­ter à Aulnay-sous-bois, la très offi­cielle Mis­sion régionale d’autorité envi­ron­nemen­tale d’Île-de-France s’inquiète : “De l’ordre de 200 MW devront être ven­tilés à l’atmosphère. Ceci con­stitue par ailleurs une con­tri­bu­tion poten­tielle impor­tante du pro­jet au phénomène d’îlot de chaleur urbain esti­val”.

Cette ques­tion n’est évo­quée nulle part dans les 459 pages de l’étude d’impact [fournie par le por­teur de pro­jet]. Une canicule se car­ac­térisant sou­vent par la con­sti­tu­tion d’un dôme de chaleur sta­ble au-dessus de l’agglomération, celui-ci pour­rait être ren­for­cé du fait de l’air chaud rejeté par le data cen­ter.

Cet aspect fait par­tie des inter­ro­ga­tions qu’ont soulevées neuf organ­i­sa­tions grenoblois­es [5] lors d’une con­férence de presse début juin, en pointant plus glob­ale­ment le manque d’information pub­lic et le défaut cri­ant de débat démoc­ra­tique sur de tels pro­jets.

Et juste­ment, ce print­emps, la ques­tion du débat démoc­ra­tique a été au coeur d’une dis­crète bataille par­lemen­taire, rem­portée par les par­ti­san-es de l’IA. Dans le pro­jet de loi dit “de sim­pli­fi­ca­tion de la vie économique du gou­verne­ment, visant à déréguler nom­bre d’activités, l’article 15 dédié aux pro­jets de gros data cen­ters per­met à l’État de pren­dre la main sur des com­pé­tences d’urbanisme au détri­ment des col­lec­tiv­ités locales, de déroger aux régle­men­ta­tions envi­ron­nemen­tales (notam­ment celles sur les espèces pro­tégées) et d’alléger encore les procé­dures de con­sul­ta­tion du pub­lic.

Le col­lec­tif “Le Nuage était sous nos pieds” et La Quad­ra­ture du Net ont ten­té, avec le sou­tien de la coali­tion Hia­tus, de faire retir­er cet arti­cle et d’obtenir un mora­toire de deux ans sur les pro­jets de gros data cen­ters le temps d’avoir un véri­ta­ble débat pub­lic, en vain.

Mais pour la min­istre de l’Agriculture, bien sûr, l’enjeu démoc­ra­tique autour de l’IA est plutôt d’empêcher les oppo­si­tions par­lemen­taires de mul­ti­pli­er des amende­ments sur les propo­si­tions de lois issues de l’agro-industrie.

Notes
[1] Au final, les député-es du cen­tre, de droite et d’extrême droite ont trou­vé un moyen de con­tourn­er ce ver­rou démoc­ra­tique du débat par­lemen­taire, en faisant ren­voy­er le texte en com­mis­sion mixte par­i­taire (voir ce décryptage de Reporterre).
[2] Ces mon­tants sont indiqués dans la vidéo “Test du dés­ber­beur Eco­ro­bot­ix” du youtubeur Pierre Girard (“On est tous ter­riens”), qui avait aus­si fait un reportage sur le Laser­Weed­er.
[3] Sur cet argu­ment fal­lac­i­eux, voir l’excellent bil­let de Célia Izoard : « L’hypocrisie des puces élec­tron­iques “made in France” », Reporterre, 29 mars 2025
[4] Des cal­culs menés par des “réseaux neu­ronaux” arti­fi­ciels… entrainés grâce à des forçats du clic bien humains. À ce sujet, voir par exem­ple “Au Kenya, les petites mains de l’intelligence arti­fi­cielle veu­lent être recon­nues” (France 24, 10 avril 2024, 2’25’’) ou encore “De Mada­gas­car au Kenya, les sous-trai­tants de l’IA” (France Cul­ture, 30 avril 2024, 58’)
[5] Alter­nat­i­ba Greno­ble, Attac Isère, Extinc­tion rebel­lion Greno­ble, FIC (col­lec­tif Faut-Il Con­tin­uer ?), Les Ecol­o­gistes Isère, Nos voisins loin­tains 3.11, NPA Isère, Sci­en­tifiques en rébel­lion Greno­ble et Sor­tir du Nucléaire Isère

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