Objecteur·rice du numérique : convention 2 (avril 2024), et suite…

Notre col­lec­tif, en asso­ci­a­tion avec d’autres, cherche depuis deux ans à mobilis­er et/ou à éla­bor­er des droits humains numériques qui peu­vent être opposés aux injonc­tions à la numéri­sa­tion de nos vies (imposée par les entre­pris­es, l’État et ses ser­vices publics, l’Union Européenne).

Une pre­mière con­ven­tion (en sep­tem­bre 2023) a cher­ché, dans sept ate­liers (San­té, avec le Syn­di­cat de la médecine générale ; Droits soci­aux [matin, après-midi], avec Chang­er de cap, Tra­vail [matin, après-midi], avec la CGT pré­caires et chômeurs, Agri­cul­ture [matin, après-midi], avec L’Atelier paysan, Migra­tions, avec la Cimade, Édu­ca­tion, avec Écran total, Sur­veil­lance, avec la LDH), à inven­to­ri­er les enjeux de cette numéri­sa­tion et à pré­par­er la rédac­tion de droits oppos­ables, ain­si que des pistes d’ac­tion (voir cahi­er Con­ven­tion 1 ci-dessous).

Lors de cette deux­ième con­ven­tion (en avril 2024) :

  • nous avons reçu Erick Mas­cart, l’un des ani­ma­teurs de l’action belge “L’humain d’abord” qui, depuis trois ans, revendique la restau­ra­tion ou le main­tien de guichets et d’accueils télé­phoniques humains dans les ser­vices “essen­tiels” (ser­vices pubics et quelques privés, ban­caires, liés aux trans­ports…). Par ailleurs, il par­ticipe aus­si à la très intéres­sante expéri­ence du col­lec­tif brux­el­lois “Comité humain du numérique” qui, depuis 2021, éla­bore un “code du numérique” pour per­me­t­tre à cha­cune et cha­cun de se défendre face à la numéri­sa­tion de nos vies. (voir vidéo du débat avec Eric Mas­cart ci-dessous)
  • le lende­main, trois ate­liers ont cher­ché à éla­bor­er des straté­gies pour met­tre en oeu­vre des droits oppos­ables et/ou des reven­di­ca­tions à porter col­lec­tive­ment (voir cahi­er Con­ven­tion 2 ci-dessous).

* cette munic­i­pal­ité a voté en octo­bre 2023 une délibération“en faveur d’un droit au non-numérique dans l’ac­cès au ser­vice pub­lic munic­i­pal”